La dynamique est excellente à Minnesota. Boostés par l’arrivée de LaMelo Ball, les Wolves ont largement dominé le Magic ce vendredi, après avoir surclassé le Heat, et démarrent leur saison par deux succès de plus de 20 points.
Un départ sur les chapeaux de roue, face à deux équipes très athlétiques, armées pour rivaliser avec les coéquipiers d’Anthony Edwards sur le plan physique. Mais ces derniers disposent d’un atout supplémentaire : leur cohésion, renforcée par un été placé sous le signe de l’intensité et de la compétitivité à l’entraînement.
« Si vous aviez vu comment on s’est affrontés à l’entraînement ces deux derniers mois, vous sauriez qu’on est prêts à faire face à des équipes physiques », a témoigné l’arrière. « Ça fait deux mois qu’on se livre de véritables batailles entre nous. Ça fait du bien de pouvoir enfin se défouler sur quelqu’un d’autre. »
Pourtant, le quadruple All-Star est loin d’avoir brillé à Orlando. En grande difficulté au tir (5/23), il n’a pas pu peser autant qu’il l’avait fait en ouverture pour gâcher les débuts de Giannis Antetokounmpo à Miami.
Mais la maladresse de leur superstar n’a pas perturbé des Wolves déterminés, qui ont livré une copie presque parfaite collectivement. Avec neuf joueurs entre 9 et 15 points, le coach Chris Finch ne pouvait qu’être satisfait.
« Tous les joueurs qui sont entrés en jeu ont vraiment fait du très bon travail », a-t-il apprécié. « Chacun a joué son rôle et apporté sa contribution à l’effort collectif. Notre deuxième cinq a vraiment été excellent. Les joueurs ont réussi à trouver leur rythme et à inscrire beaucoup de paniers faciles. Ant avait du mal à rentrer ses tirs, LaMelo aussi en début de match, et nous manquions d’efficacité près du cercle. C’est à ce moment-là que les remplaçants sont entrés en jeu et ont fait la différence. »
Le collectif prend le pouvoir
Cette domination collective s’est ressentie bien au-delà de la répartition des points. Minnesota a ainsi fini avec 33 passes, symbole d’une circulation du ballon qui semble avoir franchi un cap depuis l’arrivée de LaMelo Ball.
Car si le meneur apporte sa créativité et sa capacité à déséquilibrer les défenses, c’est aussi sa volonté de faire vivre le ballon qui déteint sur ses coéquipiers. Même lorsque les tirs ne rentrent pas, les Wolves continuent de partager les responsabilités, sans dépendre des exploits individuels d’Anthony Edwards.
« [Le mouvement de balle], c’est contagieux, et c’est exactement ce qui est en train de se passer », a déclaré Rudy Gobert. « Quand tu as un joueur comme [LaMelo], qui a souvent le ballon entre les mains, mais qui est aussi prêt à faire le choix le plus simple, ça déteint sur toute l’équipe. Le ballon circule davantage et les joueurs, notamment nos scoreurs, savent que lorsqu’ils reçoivent le ballon, même s’ils décident de faire une passe supplémentaire, il peut très bien leur revenir. Ils ne se précipitent donc pas pour prendre un tir. Ils cherchent simplement à faire le bon choix tout en restant agressifs. »
Une philosophie collective qui s’accompagne d’une volonté de jouer chaque rencontre avec une intensité digne des playoffs, incarnée par un Ayo Dosunmu omniprésent (14 points, 9 passes, 7 rebonds) à Orlando.
« On ne peut pas attendre les playoffs pour se dire : ‘Bon, maintenant, on va passer à la vitesse supérieure’ », a déclaré l’ancien des Bulls. « Tout le monde a le bon état d’esprit. Nous voulons gagner, prendre du plaisir, être compétitifs, mais aussi jouer collectivement tout en mettant beaucoup d’intensité. Et quand nous parvenons à faire tout ça, vous pouvez le voir : nous sommes une équipe vraiment soudée, avec une excellente cohésion. »
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