La NBA poursuit ses grands préparatifs pour lancer sa ligue européenne en octobre 2027, mais l’Euroleague ne compte pas se laisser dépouiller de ses clubs historiques. Alors que les actionnaires de la compétition ont repoussé une première proposition de rapprochement, Chus Bueno a en effet tenu à rappeler les risques encourus par ceux qui seraient tentés de rejoindre la NBA Europe…
Car les treize clubs actionnaires de l’Euroleague sont liés à la compétition par des accords de dix ans. Et leur départ pourrait coûter très cher.
« Je ne pense pas que cela se produira. Je crois que les équipes veulent rester ensemble et agir ensemble », explique Chus Bueno à Reuters, en référence aux discussions menées au lac de Côme, début octobre.
Plus de 80 millions d’euros en jeu
Le dirigeant espagnol rappelle surtout qu’un départ ne serait pas sans conséquences financières.
« S’ils veulent partir, ils devront payer une pénalité », prévient-il. Les autres clubs pourraient également réclamer des dommages et intérêts, tandis que les partants perdraient leurs participations, estimées à 80 millions d’euros.
Et un éventuel retour ne serait pas gratuit non plus.
« Ils devront payer le montant demandé à ce moment-là », poursuit Chus Bueno, convaincu que les clubs auraient beaucoup plus à perdre qu’à gagner en faisant sécession.
Une manière de défendre l’unité de l’Euroleague, qui prépare elle-même son expansion à 24 équipes. Son ambition est notamment de tripler la valeur cumulée des clubs licenciés, pour atteindre 5,4 milliards d’euros d’ici dix ans.
La porte reste ouverte à la NBA
Mais Chus Bueno ne ferme pas la porte à une collaboration avec la NBA, malgré le rejet de sa première proposition.
« Nous avons eu quelques conversations après Côme. La position des propriétaires était très claire », assure-t-il, avant de rappeler que tout accord devra défendre les intérêts de l’Euroleague. « Les lignes téléphoniques sont ouvertes », insiste l’ancien dirigeant de la NBA, qui redoute une concurrence entre deux compétitions rivales.
« Si la NBA décide d’entrer sur ce marché, ce sera un désastre », prévient-il, estimant qu’une nouvelle fragmentation ferait finalement perdre de la valeur au basket européen.
Reste que la NBA continue de vanter les avantages financiers de son projet, avec l’espoir d’attirer les grandes institutions européennes…
De son côté, l’Euroleague entend annoncer de nouveaux clubs franchisés dès la mi-novembre. Une façon de consolider le plus vite possible ses positions avant l’arrivée annoncée de son concurrent américain.
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