Un « sentiment extraordinaire, chargé d’émotion ». Voilà ce qui attend Mike Brown et les Knicks mardi prochain, au moment de la cérémonie de remise des bagues de champions.
« Le plus difficile sera de savourer pleinement cet instant tout en parvenant à rester concentrés et à nous préparer pour le match, sans oublier qu’il faudra aller de l’avant une fois ce moment passé », se projette le coach interviewé par le New York Post, dont la formation accueille en ouverture au Madison Square Garden des Sixers aux dents très longues après les arrivées estivales de Jaylen Brown et LeBron James.
Si l’équipe de Philadelphie veut se mêler à la course au sommet de l’Est, les Knicks, eux, sont face à un défi encore plus grand : tenter de conserver le titre acquis en juin dernier aux dépens des Spurs. Un doublé devenu rarissime dans la NBA actuelle. Les derniers à y être parvenus sont les Warriors en 2018…
« Dans le sport en général, les équipes qui font le doublé sont rares dans le sport moderne, quelle que soit la discipline. La pression supplémentaire, entre guillemets, que certains peuvent laisser s’installer au fil de la saison peut engendrer davantage de jalousies, donner le sentiment que le groupe n’est plus soudé et faire oublier aux joueurs qu’ils doivent consentir des sacrifices pour le bien de l’équipe », explique-t-il.
Ce risque de voir les égos prendre trop de place est, selon lui, lié au fait que « tout l’été, on vous répète à quel point vous êtes formidables, au point que vous finissez par le croire. Vous pensez alors ne plus avoir besoin de suivre le même processus, ni de l’accepter pleinement, comme lorsque vous avez remporté le titre pour la première fois. »
Les frustrations individuelles, premier danger ?
« Vous vous dites que vous savez déjà comment faire et que tout se mettra en place au moment voulu. Beaucoup de facteurs peuvent avoir une influence là-dessus », poursuit Mike Brown.
Un avertissement qui prend une résonance particulière alors que les Knicks ont décidé de mettre en pause les discussions concernant les prolongations de contrat de plusieurs joueurs éligibles.
Exemple avec Karl-Anthony Towns qui, au début du mois, se disait déçu par l’offre financière faite par son club. « Je viens de gagner un titre. On pourrait penser que c’est assez simple. À moins que vous pensiez que j’ai encore quelque chose à prouver… », lâchait l’intérieur. Une situation qui va obliger l’entraîneur new-yorkais à gérer les frustrations individuelles pour préserver l’équilibre du collectif.
« Et pour moi, le plus important est de veiller à ce que notre groupe comprenne qu’il s’agit d’une nouvelle saison, d’une nouvelle équipe et que de nouveaux défis nous attendent. […] On doit vraiment concentrer notre énergie et nos efforts sur le processus, en intégrant pleinement chacun de ses aspects. Si nous y parvenons, nous mettrons toutes les chances de notre côté pour recommencer », insiste aujourd’hui Mike Brown.
Les Knicks devront aussi composer avec le statut d’équipe à abattre, alors que leurs adversaires étaient déjà très motivés, avant même le titre, à l’idée de les défier dans leur antre mythique du Madison Square Garden.
« Cela ajoute désormais une dimension supplémentaire […] Je crois sincèrement que la maturité du groupe va nous aider à faire face à tout ça : pas seulement au fait d’être l’équipe que tout le monde veut battre, mais aussi aux compliments que nous recevrons tout au long de l’année, à l’attention des médias qui suivront les choses de près et aux différentes pressions auxquelles on sera soumis », conclut-il.
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