Être sanctionné pour « flopping » durant la présaison, oui, c’est possible. Jalen Brunson en a fait l’expérience il y a quelques jours à l’occasion du passage des Wolves au Madison Square Garden.
Sur une séquence en transition menée par les visiteurs, le meneur des Knicks a trop exagéré, aux yeux des arbitres, les effets d’une poussette subie de la part de Rudy Gobert sous le cercle. Résultat : faute technique pour le MVP des dernières Finales, malgré sa contestation.
Une sanction qui pourrait servir d’exemple, car la NBA affirme que ce type de coup de sifflet sera appliqué cette saison lorsque la limite entre l’exagération du contact et la simulation sera franchie…
« On entend des gens dire : ‘J’en ai vraiment marre du flopping’. Il existe une véritable distinction entre l’exagération du contact – que nous avons tolérée et que nous continuerons à tolérer, tant qu’elle ne s’accompagne pas de mouvements secondaires, théâtraux ou exagérés – et le flopping », explique Monty McCutchen, vice-président de la NBA chargé du développement et de la formation des arbitres.
Aux joueurs, donc, de savoir où placer le curseur, et aux arbitres de sanctionner en conséquence. « Exagérer le contact, c’est dire : ‘Hé, je pense qu’une action irrégulière vient de se produire et j’essaie d’attirer votre attention dessus.’ Nous ne voulions pas priver nos joueurs de leur passion ni de leur capacité à attirer l’attention sur une action », poursuit le responsable sur cette marge de manœuvre laissée aux joueurs.
Une distinction que certains, comme Chris Finch, aimeraient voir appliquée plus strictement. « Pour moi, la solution est simple : il suffit de ne pas récompenser ces actions qui n’ont rien à voir avec le basket. […] Ici, nous n’apprenons pas aux joueurs à simuler. Nous ne leur apprenons pas à exagérer les contacts ».
Moins de sanctions après les matchs
Reste que le sujet est très loin d’être nouveau pour la ligue, qui essaie depuis des années d’enrayer un phénomène qui perdure pourtant. On se souvient qu’en 2023, le même Monty McCutchen s’était arrêté sur l’acronyme STEM, pour « Secondary, Theatrical, Exaggerated Movements », visant à sanctionner les mouvements jugés trop « secondaires », « théâtraux » ou « exagérés ».
Avec un régime de sanctions durant les rencontres, mais également des amendes distribuées après coup. Sur ce dernier volet, la baisse est toutefois notable : selon la NBA, seulement quatre cas de « flopping » ont été retenus après visionnage des rencontres sur l’ensemble de la saison 2025/26 !
Un chiffre à distinguer des fautes techniques directement sifflées pendant les matchs, qui ne donnent pas lieu aux mêmes sanctions financières.
La NBA remet toutefois le sujet sur la table, comme elle le fait au démarrage de chaque saison en définissant ses priorités en matière d’arbitrage, ses « axes de vigilance ». Cette saison, elles portent notamment sur les poussées avec le bras des attaquants pour créer illégalement de l’espace, la liberté de mouvement autorisée lors des écrans et le positionnement des défenseurs lorsqu’ils contestent un tir.
Autant de consignes auxquelles les joueurs devront rapidement s’adapter, sous peine d’être sanctionnés. « Les joueurs NBA sont parmi les meilleurs et les plus rapides pour s’adapter aux évolutions des règles. Je ne doute pas que les joueurs sauront s’adapter de manière positive et dans un esprit de compétition », estime James Jones, ancien joueur NBA et désormais vice-président chargé des opérations basket.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur