Lorsqu’il était titulaire l’an passé avec les Cavs, Dean Wade évoluait le plus souvent aux côtés de Jarrett Allen, d’Evan Mobley ou des deux à la fois. Mais recruté par les Sixers cet été, l’ailier-fort de formation est parfois contraint de glisser vers le poste 5 durant cette présaison.
Un ajustement lié aux nombreuses absences dans le secteur intérieur de Philadelphie, alors que la prudence est toujours de mise avec l’état de santé de Joel Embiid. Ariel Hukporti, avec qui Dean Wade avait démarré la rencontre inaugurale face aux Knicks, est « out » pour l’intégralité de la saison.
Plus loin dans la rotation, Adem Bona et Tacko Fall sont également bloqués à l’infirmerie. Nick Nurse s’est ainsi décidé à mobiliser sa recrue estivale au poste 5 pour quelques minutes de « small ball ».
« Ce qui compte le plus pour moi, quand je joue au poste 5, c’est que je peux voir ce qui se passe. J’essaie de parler le plus fort possible, de communiquer. Je peux assez bien lire le déroulement des actions. […] En attaque, je dois couper vers le panier avec de la vitesse, poser de bons écrans pour les arrières afin de leur permettre d’attaquer le cercle face aux pivots, puis m’écarter pour leur laisser de l’espace », décrit-il.
Ecarter le jeu en attaque… et batailler en défense
S’écarter aussi pour avoir l’opportunité de sanctionner, car celui qui s’est chargé d’empoisonner Brandon Ingram au premier tour des derniers playoffs reste un shooteur de très bon calibre (36.7% à 3-points en carrière). Une façon d’exploiter ses qualités dans le « pick-and-pop ».
« Je n’ai pas vraiment de raison de rouler vers le panier. J’essaie d’éloigner le pivot adverse et de le maintenir à l’extérieur de la raquette pour étirer un peu plus le jeu. Je m’écarte déjà naturellement. Donc, quand je joue poste 5, c’est assez similaire. La seule différence, c’est que je dois beaucoup plus lutter physiquement », remarque-t-il.
Pas simple de batailler, pour capter les rebonds par exemple, avec des pivots du calibre physique de Mitchell Robinson chez les Celtics, ou Karl-Anthony Towns et Andre Drummond côté Knicks.
« En défense, c’est la guerre totale. Ma façon de voir les choses, surtout face à des joueurs comme Mitchell Robinson et Andre Drummond, c’est que tant qu’ils ne prennent pas le rebond, ça me va. Je ne vais pas le prendre moi-même, mais tant qu’ils ne l’ont pas, ça me va. Quelqu’un d’autre viendra récupérer le ballon », lâche-t-il.
Limité à 4.7 points et 4 rebonds de moyenne en 16 minutes sur trois matchs de présaison, Dean Wade doit donc apprendre à faire le sale boulot sous le cercle, en attendant le retour des véritables pivots des Sixers.
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