Depuis deux ans, Joe Lacob peut aussi savourer les performances des Valkyries, l’équipe WNBA de Golden State qui n’en est qu’à sa deuxième saison d’existence, mais qui n’en finit plus de surprendre.
Après une première saison historique, conclue par une qualification en playoffs, les Valkyries ont franchi un cap cette année, notamment grâce au recrutement de Gabby Williams en provenance de Seattle.
L’internationale française multiplie les grosses performances et ce fut encore le cas cette nuit, avec un double-double à 25 points, 11 rebonds et 5 passes décisives pour contribuer à la victoire face aux Las Vegas Aces au Chase Center dans le Game 1 des demi-finales des playoffs (71-60).
L’art de jouer juste
Après la victoire, le propriétaire de la franchise n’a pas manqué de saluer la nouvelle prestation de Cap’tain Gabby.
« Imprimez bien ça : Gabby Williams est la meilleure joueuse du monde », a-t-il clamé. « La meilleure joueuse du monde, personne n’en parle, mais il va falloir commencer à le dire. »
Déjà exceptionnelle en défense depuis le début de sa carrière, Gabby Williams est désormais devenue indispensable en attaque, où elle parvient presque toujours à peser sans monopoliser le jeu, au sein d’un collectif parfaitement huilé. Son match de la nuit en a été le meilleur symbole, face à l’une des meilleures équipes de la ligue, contenue à 60 points pour la première fois de la saison.
« Je pense qu’elle continue, match après match, à prouver qu’elle fait partie des meilleures joueuses du monde », a poursuivi sa coach, Natalie Nakase. « Mais elle y va pas à pas. Ce n’est pas comme si elle se lançait à corps perdu. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est quand Gabby explique que parfois, certaines phases de jeu ou certaines possessions ne sont pas spectaculaires. Comme quand elle a parlé de Kayla (Thornton) la dernière fois. Elles ne sont peut-être pas spectaculaires, mais elles ont une grande valeur. Et c’est exactement ce que fait Gabby. L’activité de ses mains, sa capacité à provoquer des interceptions à tout moment, ou encore sa capacité à finir près du panier, comme si elle allait au dunk (…). Et puis, elle réalise des actions décisives. Oui, je pense qu’elle continue de montrer qu’elle fait partie des meilleures joueuses au monde. »
Sans complexe face à A’ja Wilson
Comme cela transpire dans la mentalité des Valkyries, Gabby Williams n’est pourtant pas du genre à se mettre en avant. Elle préfère s’épanouir lorsque le collectif y trouve son compte, ce qui est clairement le cas cette année du côté de San Francisco.
« Il y a cinq joueuses sur le terrain », a-t-elle nuancé. « On courait très bien en transition, et j’ai trouvé Kayla à plusieurs reprises. Ensuite, les options ont commencé à s’ouvrir d’elles-mêmes. »
Le début de match a aussi été marqué par deux paniers à 3-points de sa part qui ont contribué à mettre Golden State sur les bons rails. Et dans le money-time, la Française n’a pas hésité à prendre ses responsabilités face à A’ja Wilson, avec notamment un tir extérieur important face à elle, avant de l’attaquer encore sur un drive décisif dans les dernières minutes.
« J’ai affronté A’ja tout au long de ma carrière, et elle restera dans l’histoire comme la meilleure joueuse de tous les temps », a ajouté Gabby Williams. « C’est ce dont on rêve. On rêve d’affronter des joueuses comme elle. Les affronter, c’est tout ce qui compte pour moi… Je veux juste gagner. »
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