![]()
Ce samedi, Elena Delle Donne a été intronisée au Hall of Fame. Présentée par Sylvia Fowles et Marianne Stanley, elle a commencé son discours en remerciant sa coéquipière et celle qui était assistante lors du parcours victorieux en 2019.
La double MVP a expliqué que ce discours était pour elle une occasion de dire au revoir à sa carrière de joueuse. Elle a poursuivi avec ce qu’elle a qualifié d’une déclaration d’amour pour le basket.
«Cher basket, tu as été la plus longue relation de ma vie. Plus longue que celle que j’ai eue avec n’importe quelle coéquipière, n’importe quelle entraîneuse ou encore que celle que j’ai avec Amanda, mais ne t’inquiète pas Amanda, tu es toujours classée au-dessus de lui», plaisante-t-elle. «Tu es avec moi depuis que je suis une gamine gauche du Delaware, essayant de tirer par-dessus une échelle nommée Oscar pour essayer de développer mon tir. Tu n’as jamais fait attention au fait que je sois bizarre et tu as transformé ma plus grande peur, ma taille, en super-pouvoir. Tu m’as appris que la grandeur ne se construisait pas les jours de match, mais lors de mardis ordinaires lorsque personne ne regarde.»
Sa sœur mise à l’honneur
Elena Delle Donne poursuit sa déclaration d’amour en rendant hommage à ses coéquipières de l’université, ses rivales sur le terrain, dont Candace Parker, elle aussi intronisée ce samedi, avant de mentionner sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme, Amanda Delle Donne.
Le plus émouvant hommage intervient juste après, lorsque la légende des Mystics mentionne sa sœur, Lizzie, née sourde et aveugle, mais aussi atteinte d’autisme et d’une paralysie cérébrale.
«Quand j’ai connu mes plus grandes périodes de bas, un ‘burnout’, des blessures, des défaites et des doutes, ce dont j’avais besoin n’était pas sur le terrain, mais à la maison avec ma sœur Lizzie», poursuit Elena Delle Donne, les larmes aux yeux, sous les applaudissements du public. «Elle n’a jamais joué devant une salle pleine, elle n’a jamais eu de ‘standing ovation’, elle n’a jamais été interviewée après une victoire importante, mais je n’ai jamais rencontré une personne aussi forte qu’elle. Lizzie a changé ma manière de voir la grandeur. J’ai compris qu’elle ne se mesurait pas aux applaudissements que l’on reçoit, mais au courage dont on fait preuve lors d’une journée difficile sans se demander : pourquoi moi ? Elle m’a appris que certaines victoires s’acquièrent à l’abri des regards sans caméra ou trophée.»
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur