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Depuis un an et demi, Diana Taurasi a raccroché les baskets. Cependant, la légende du Mercury espère retrouver sa franchise de toujours avec un nouveau rôle. La triple championne WNBA a pour ambition de rejoindre le groupe de propriétaires de l’équipe de Phoenix, actuellement détenue par Mat Ishbia qui possède également les Suns.
«L’idée de devenir propriétaire a toujours trotté dans un coin de ma tête», avoue-t-elle lors de l’inauguration d’un terrain de basket portant son nom. «Heureusement, je me trouve actuellement dans une excellente situation et j’espère que cela pourra permettre à ce projet de se concrétiser. Mais je ne veux pas le faire et ne pas être présente au quotidien. J’ai envie de m’impliquer parce que je veux avoir une influence sur la direction que prend cette franchise. Évidemment, être à Phoenix, ce serait idéal.»
Avant de voir cette envie être assouvie, Diana Taurasi est mise à l’honneur depuis plusieurs jours à Phoenix. Jeudi dernier, une rue proche du Mortgage Matchup Center, la salle des Suns et du Mercury, a été renommée «10646 Taurasi Way», en référence au nombre de points inscrits en WNBA par la MVP 2009, un record.
Immortalisée par le Mercury ce dimanche
Ce vendredi, Diana Taurasi a participé à l’inauguration d’un terrain extérieur peint aux couleurs du Mercury avec le numéro 3 qu’elle portait et le dessin du chèvre, en référence à sa traduction anglaise «GOAT». Un mot devenu depuis un acronyme qualifié le ou la «Greatest Of All-Time», une définition qui correspond à Diana Taurasi, désignée comme la meilleure joueuse de l’Histoire.
Pour finir, ce dimanche, elle verra son numéro 3 être retiré par le Mercury lors de la mi-temps du duel face à Portland. Une cérémonie qui récompensera ses vingt saisons passées dans l’Arizona.
«Lors de mes dix premières années, nous avons remporté trois titres. Je me suis dit que nous allions en remporter trois autres lors des dix années suivantes. En tant que compétitrice, c’est comme ça que vous raisonnez», avoue Diana Taurasi. «Parfois, il y a eu des moments où l’équipe n’allait pas bien. Vous devez être là lors de ces périodes de bas parce que c’est ce qui rend les bonnes périodes encore meilleures. Certains de mes moments favoris concernent une équipe qui n’a pas gagné le titre parce qu’il y avait une ferveur interne. Nous savions que nous devions être plus appliquées et plus concentrées que l’autre équipe parce qu’elle était plus talentueuse que nous. Évidemment, il y a eu des moments où je pensais que la fin était proche, que la franchise et moi avions besoin d’un nouveau départ. Mais nous avons toujours trouvé un moyen pour nous en sortir.»
Un an et demi loin des terrains pour prendre du recul
Lors de sa dernière saison en WNBA, Diana Taurasi apportait encore 15 points de moyenne malgré ses 42 ans. Elle avouait alors avoir pris sa retraite parce qu’elle ne sentait plus la flamme en elle à l’aube d’une 21e saison.
Malgré cette retraite, l’instinct de compétitrice de la sextuple championne olympique ne s’est pas éteint immédiatement et il lui a fallu plusieurs mois avant de faire le deuil de sa carrière.
«Actuellement, j’ai pris suffisamment de recul pour regarder un match sans me dire que tout le monde est nul parce que j’avais encore cette flamme de compétitrice en moi», confesse-t-elle. «Maintenant, je peux regarder un match et apprécier à quel point ces joueuses sont incroyables parce que je sais à quel point c’est difficile. Quand je les regarde, j’accorde une certaine indulgence parce que je sais que parfois elles vont vivre des soirées difficiles et parfois des soirées formidables. La WNBA c’est vraiment, vraiment dur.»
Si elle admet avoir eu du mal à regarder la WNBA après avoir pris sa retraite, Diana Taurasi a aussi pu prendre du recul sur le jeu actuellement pratiqué dans la Grande Ligue féminine, un jeu plus rapide où les attaques sont de plus en plus efficaces.
«Lorsque vous regardez les matchs, tout le monde met 100 points, souligne-t-elle. Le jeu pratiqué actuellement correspond à ce que nous avons longtemps voulu : un jeu fluide. Les joueuses peuvent montrer leur talent et ce sur quoi elles ont travaillé, notamment leur jeu de jambes. Pendant longtemps, le jeu a été très physique et lorsque vous voyez les choses évoluer comme ça, vous vous dites que vous allez dans la bonne direction.»
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