Depuis dix jours et le 1er août, la NCAA permet aux athlètes de rester cinq ans, après leur inscription, à l’université. Seulement, avec une application en 2026, les grands perdants de la réforme étaient les athlètes entrés dans le système universitaire en 2022 puisqu’ils venaient de finir leur quatrième et donc dernière année, ne pouvant profiter de cette cinquième année.
Certains de ces derniers ont donc tenté de faire valoir leur droit et ont obtenu gain de cause. Non seulement pour eux mais pour tous les athlètes concernés. Ainsi, beaucoup de joueurs (ceux arrivés en 2022) peuvent continuer l’aventure en NCAA, ce qui permet de renforcer les effectifs avec des recrues qui n’étaient pas prévues.
Ce qui ne plaît guère à Dan Hurley, le coach du UConn, qui y voit une situation « intenable » et injuste pour les lycéens qui seront en concurrence avec des joueurs universitaires. « On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas de victimes. Il y a des jeunes de 17 ou 18 ans qui risquent de passer à côté d’opportunités. Ce n’est donc pas une situation sans victimes », juge-t-il.
Le double champion NCAA, toujours tenté par la NBA, estime même que miser sur de tels joueurs, c’est « faire mal au basket pour gagner un peu plus ». Aussi, il a décidé de ne pas en recruter.
« On peut se planter dans le recrutement au lycée, se planter dans le recrutement via le portail de transfert et ne pas avoir une très bonne équipe. Puis, désormais, on peut commencer à piocher dans un groupe de joueurs, en plein mois d’août, pour monter une équipe. Ça complique les choses », regrette-t-il. « On a fait de notre mieux pour recruter, on démarre l’entraînement cet été et voilà qu’il y a 80 joueurs qui sont lâchés lors de la première semaine d’août. On ne peut pas continuer comme ça. »
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