Véritable moteur du comeback des Knicks, Jalen Brunson a renversé les Cavaliers dans le Game 1, en inscrivant 15 points dans le quatrième quart-temps. « J’étais simplement en mode attaque. J’essayais de trouver des endroits où je pouvais me sentir à l’aise », expliquait-il après la rencontre.
Forcément, après une telle catastrophe pour Cleveland, des questions se posaient. Il y eut celle des nombreux temps-morts conservés par Kenny Atkinson alors que son équipe prenait l’eau. Mais aussi celle de la défense à adopter face au meneur de New York. N’aurait-il pas fallu changer les couvertures défensives ?
« On l’a fait. Mais on peut voir les choses d’une autre manière. On l’a fait et Landry Shamet a marqué un panier à 3-points dans le coin », insiste le coach des Cavaliers. « On joue à ce jeu quand on est entraîneur. On en a parlé lors de la réunion du staff. On aurait dû rester sur cette logique : peut-il nous battre avec des tirs compliqués à 2-points ? On peut vivre avec ça. De l’autre côté, on se disait qu’il fallait le pousser à lâcher la balle. On a choisi un juste milieu. On n’a pas fait ce que les statistiques nous disaient, de vivre avec des tirs compliqués, et on a fait des prises à deux, qui nous ont fait mal. »
La faute de toute la défense, pas seulement de James Harden
Ce ne fut pas le bon choix puisque Jalen Brunson a brillé, les Knicks et leur cinq majeur composé de shooteurs aussi, alors que les Cavaliers ont fini par s’incliner en prolongation. « L’entraîneur, surtout quand il perd, a toujours tort, quel que soit son choix », résume Kenny Atkinson.
Le souci, c’est que pour rester dans une logique de un-contre-un face au All-Star, il aurait fallu que les défenseurs extérieurs de Cleveland soient au niveau. Or, et les Knicks l’avaient parfaitement compris, James Harden était une cible de choix. Si les Cavaliers refusaient d’aider, Jalen Brunson pouvait l’attaquer. S’ils envoyaient du soutien, New York pouvait profiter des décalages créés par l’aide pour trouver des tirs ouverts.
« C’est la NBA. Concernant James, je vais le défendre. C’est un bon défenseur en isolation, il l’a toujours été. Il est très intelligent, a de bonnes mains et j’ai surtout été gêné par notre deuxième rideau », analyse le coach de Cleveland, qui soutient encore le MVP 2018. « Brunson a mis deux ou trois tirs compliqués sur lui, puis un tir sur pénétration où l’aide n’est pas arrivée pour contester. On défend collectivement. Ça doit être collectif, à ce niveau. Est-ce qu’on aide, est-ce qu’on oriente bien les joueurs ? Je sais que tout le monde est sur le dos de James, mais ça concerne le groupe et la défense de toute l’équipe. Certains tirs sont pour lui, il y a eu quelques ratés, mais d’autres sont pour notre défense également. »
Inutile donc pour Kenny Atkinson de charger sa star. Au contraire.
« Je lui ai dit que sans lui, on ne passe pas le premier tour », raconte-t-il. « Donc on arrête avec ça. On est en bonne position, il a été bon et parfois on exagère un peu les petites erreurs. Donc qu’il continue d’être lui-même. »
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