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Les Warriors ont trouvé l’interrupteur, reste à le laisser dans la bonne position…

Vendredi, les Warriors ont envoyé un message fort à la NBA. Quand ils décident de jouer avec intensité, personne ne peut les inquiéter, pas même les Nuggets, leur dauphin au classement de la conférence Ouest… Moins de 48 heures plus tard, les champions en titre sont de retour à la case départ suite à leur défaite à domicile face aux Suns… L’histoire de leur saison.

Pour une équipe qui avoue ouvertement avoir du mal à se motiver pendant la saison régulière, ce match face au dernier de la conférence Ouest avait tout d’un piège. Draymond Green avait d’ailleurs annoncé la couleur, comme pour préparer le terrain après la démonstration face à Denver.

« Je pense que notre niveau de concentration est plus important que notre niveau d’énergie, » expliquait-il. « Je ne vais pas vous mentir et vous dire que nous allons jouer avec cette même énergie chaque soir mais nous pouvons jouer avec la même rigueur et je pense que c’est le plus important pour monter en régime. »

L’énergie et la concentration étaient pourtant bien au rendez-vous pour entamer le match face aux Suns.

Dur d’être à fond chaque soir, pour les joueurs et les fans

Après douze minutes convaincantes, ils avaient limité à leur adversaire à 16 points, à 7 sur 24 aux tirs, tout en provoquant cinq pertes de balle. Et puis comme face à Denver, leur seize points d’avance se sont évaporés en une poignée de minute, la faute à un deuxième cinq qui continue de se chercher depuis le retour de DeMarcus Cousins.

« Ce soir on a commencé avec de bonnes intentions. On leur a sauté à la gorge dès le début du match, » rappelait Stephen Curry. Mais à l’exception des trois dernières minutes du match, les Warriors n’ont jamais retrouvé leur verve défensive, ni leur rythme offensif. À de nombreuses reprises, Kevin Durant s’est par exemple retrouvé immobile dans le corner, spectateur frustré des prises de décision douteuses de Klay Thompson.

« C’est une longue saison et nous avons joué beaucoup de basket lors des cinq dernières années donc vous ne pouvez pas être parfait pendant 82 matchs, » s’excusait l’arrière après la rencontre, allant même jusqu’à pointer du doigt les fans des Warriors. « C’était la pire défaite de la saison… Nos fans auraient pu faire plus ce soir, que ce soit Phoenix ou Milwaukee, on a besoin d’eux, on a besoin qu’ils soient debout. C’est difficile de trouver de l’énergie chaque soir et nous avons besoin d’eux pour nous transcender. Mais j’imagine que c’est comme pour nous… c’est aussi dur pour eux d’être fond tous les soirs. »

Il est cependant compliqué pour ces Warriors de dissocier énergie, concentration, et rigueur. Ils ont par exemple raté 11 tirs primés de suite pour débuter le troisième quart temps. « On a eu beaucoup de tirs ouverts en deuxième mi-temps qui auraient pu changer le momentum du match, » s’en voulait Stephen Curry.

L’exécution et l’énergie, à l’origine du karma ?

Steve Kerr avait lui une explication bien différente sur les 23% de réussite de son équipe à 3-points.

« Le karma… » lance-t-il avec un sourire jaune. « Quand vous ne méritez pas de gagner, en terme d’exécution et d’énergie, la balle ne rentre pas dans le cercle. Et j’aime ça dans le basket. Il y a une tendance à devoir mériter des choses comme vos points, vos rebonds, et vos victoires. Ce soir, nous n’avons pas mérité la victoire, c’est aussi simple que ça. »

Dans le vestiaire après la rencontre, l’ambiance était morose. Blessé, Kevin Durant n’avait aucune obligation de répondre aux questions des nombreux journalistes présents à l’Oracle Arena. Draymond Green et DeMarcus Cousins n’étaient eux pas d’humeur, Klay Thompson s’est lui contenté du minimum syndical, laissant la corvée à Stephen Curry.

Égal à lui même, le leader des Warriors a été honnête, tout en remettant ces difficultés dans leur contexte.

« On n’a pas réussi à enchainer depuis le All-Star Game mais il faut remettre les choses en perspective. Nous sommes toujours premiers à l’Ouest, nous sommes les champions, et nous savons que nous n’allons pas gagner un titre en mars, » évalue-t-il. « Cela étant dit, nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont nous jouons et c’est une bonne chose. C’est pour ça que quand vous entrez dans le vestiaire, l’ambiance n’est pas au beau fixe parce que nous attendons mieux de nous-mêmes. On a tous hâte de commencer les playoffs mais pour le moment, ce malaise est une bonne chose parce que ça va nous forcer à trouver les solutions pour nous sortir de cette situation. »

Hasard du calendrier, les Warriors auront l’occasion de réagir loin de la Baie d’Oakland avec trois déplacements à haut risque à Houston, Oklahoma City et San Antonio lors des sept prochains jours. Depuis l’arrivée de Steve Kerr à la tête de Golden State, ses troupes ont pris pour habitude de se servir de « road trip » de ce genre pour se recentrer sur elles-mêmes et repartir de l’avant.

Des Warriors plus sérieux et déterminés à l’extérieur ?

À l’extérieur, l’état d’esprit des coéquipiers de Draymond Green est différent. Seuls contre tous, ils savent que leur énergie et leur concentration doivent être au rendez-vous. Face à des adversaires de prestige, le cœur de champion refait surface.

« Si vous regardez la liste de nos adversaires, il va falloir qu’on soit prêt, » constate Stephen Curry. « Houston, OKC, San Antonio, et… Minnesota. Ce sont quatre équipes qu’il faudra aller battre et si on joue comme on a joué face à Denver et lors du premier quart temps ce soir, ça ira. Mais il faut qu’on arrive à le faire pendant 48 minutes chaque soir. C’est un défi et on doit le relever ! »

Il est donc toujours prématuré de vouloir tirer la sonnette d’alarme. Après tout, cette équipe nous a habitués à souffler le chaud et le froid lors des deux dernières saisons régulières. Elle a toutefois trop d’expérience, pour le meilleur, comme face à Denver, et pour le pire, comme face à Phoenix, pour virer dans le doute ou dans la crise.

Au contraire, elle préfère garder sa mire sur l’arrivée du printemps, synonyme de choses sérieuses. Mais à l’image de l’averse de grêle qui s’est abattue sur Oakland dimanche après-midi, avant de se tourner vers l’arrivée des beaux jours, les Warriors ne sont pas à l’abri d’essuyer quelques giboulées.

Propos recueillis à Oakland.

Basket USA

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