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Les 21 ans de l’exceptionnelle carrière de Vince Carter racontés par ses coéquipiers

Le journaliste Josh Lewenberg est allé à la rencontre de 21 coéquipiers qui ont jonché la carrière de « Vinsanity » afin qu’ils racontent leur version de Vince Carter. Toutes les anecdotes rapportées dressent un portrait du joueur tel qu’on le connaît : généreux, marrant et passionné par le basket, avec un certain penchant pour les gros dunks.

D’Alvin Williams à Trae Young en passant par Jason Kidd, Ryan Anderson ou Ian Mahinmi, 21 joueurs ont été sollicités pour raconter une anecdote au sujet de leur relation avec Vince Carter, qui a fêté ses 42 ans il y a deux semaines. On y retrouve évidemment beaucoup d’histoires sur ses qualités exceptionnelles de dunkeur, sa gentillesse envers ses coéquipiers et les fans mais aussi son côté leader de vestiaire et jamais à court de conseils envers les plus jeunes.

Le meneur Alvin Williams a ainsi été témoin de son ascension fulgurante avec Toronto, après la Draft 1998. « Je me souviens qu’on allait au supermarché et que personne ne savait qui il était. Et trois semaines plus tard, je ne pouvais plus aller nulle part avec lui. Sa reconnaissance et sa popularité ont grandi du jour au lendemain. Je n’ai jamais rien vu de tel (…). Je retiens cette transition de passer d’une personne normale à une méga star. Ça a commencé à Toronto puis dans chaque ville où on allait. Minnesota, Indiana, LA, New York. C’était tellement fou d’être à ses côtés (…). Beaucoup de gens aux Etats-Unis ont pris conscience du phénomène après le concours de dunk (en 2000), mais au Canada, c’est arrivé très vite. Ensuite, quand on prenait la route, je me rappelle avoir vu des fans pleurer juste pour l’avoir rencontré. Je veux dire, c’était une rock star. C’était incroyable ».

Donyell Marshall : « Ses meilleurs dunks étaient à l’entraînement »

Coéquipier de Vince Carter à Toronto lors de la saison 2003-2004, l’intérieur shooteur Donyell Marshall raconte une anecdote lors d’un entraînement au cours duquel Vince Carter l’a ridiculisé en faisant une T-Mac avant l’heure. « Je crois que les gens n’ont pas vu ses plus beaux dunks. Beaucoup de ses meilleurs dunks étaient à l’entraînement. Malheureusement, j’ai été impliqué dans un de ceux-là. C’était sur une contre-attaque. Tout le monde a déjà vu Vince dunker en contre-attaque, donc personne ne s’aventurait à sauter ou faire quelque chose du genre, même si on disait : « Tu ne me dunkeras pas dessus ». À un moment, je me retrouve en un-contre-un face à lui sur une contre-attaque. Donc je ralentis la cadence et je m’arrête au niveau de la ligne des lancer-francs. Comme pour lui dire « tu peux y aller, je ne vais pas essayer de te contrer ». Il s’en est aperçu et a jeté le ballon sur la planche, il m’a contourné et a tout simplement envoyé un moulin à vent dans les airs ».

Dwight Howard partage avec Vince Carter un sourire permanent et un goût pour les dunks fracassants. Les deux joueurs se sont ainsi côtoyés à Orlando à la fin des années 2010. Et les entraînements donnaient également lieu à des concours de dunks improvisés. Mais le premier souvenir qui a marqué le pivot remonte à l’époque où les deux joueurs étaient adversaires.

« Il était à New Jersey à cette époque. C’était ma première ou deuxième année dans la ligue. Il se tenait ligne de fond et a juste volé vers le cercle. Jason Kidd lui a envoyé un lob, il a attrapé le ballon et l’a dunké sans même regarder le cercle. À ce moment j’ai oublié que j’étais dans l’autre équipe. J’ai lâché un « Ooooooooh » avant de me dire : « Merde, je suis dans l’autre équipe ». C’est quelque chose dont je me rappellerai toujours, ce dunk de fou et de me dire que je jouais contre lui (…). Avec Vince, lorsqu’on était ensemble, c’était deux gars qui aimaient s’amuser. On a fait quelques concours de dunks à l’entraînement à Orlando. Je ne vais pas vous dire qui a gagné parce ça pourrait l’énerver. On a pris beaucoup de plaisir, c’est un super gars. J’ai aimé être à ses côtés », a conclu celui qui surnommait affectueusement Vince Carter « Half man, half retired ».

Ian Mahinmi : « Un des meilleurs coéquipiers »

Après Orlando, Vince Carter a été envoyé à Phoenix au cours de la saison 2010-2011. Il a notamment croisé le chemin de Channing Frye qui livre une anecdote sur une session d’entraînement à laquelle VC avait mis un terme à sa manière.

« Une fois, Vince faisait son petit rituel à l’entraînement et le coach Alvin Gentry lui a dit : « Vince, si tu peux faire un 360° windmill, on part d’ici, on en aura fini pour la journée ». Et Vince a répondu : « Ah, ok ». Et sorti de nulle part, il l’a fait. On se disait : « Quoi ? Tu avais ça en stock depuis tout ce temps ? ». En un instant, il est passé du gars qui n’était pas chaud pour s’entraîner à un gars qui venait de passer un 360° windmill devant tout le monde. C’était juste incroyable. Il pue le talent ».

Après Mike Pietrus à Orlando (puis à Phoenix), Vince Carter a croisé la route d’un autre joueur français, Ian Mahinmi, lors de son passage à Dallas. L’intérieur qui a passé une saison à ses côtés (en 2011-2012), se rappelle d’un coéquipier modèle.

« VC était l’un des meilleurs coéquipiers. Il est très positif. C’est un vétéran qui n’a pas peur de mener les troupes et dire ce qu’il a à dire. J’ai vraiment aimé mon époque avec lui. C’est un joueur incroyable, comme on le sait tous, mais c’est une personne encore meilleure. Il rigole tout le temps. Pour les plus jeunes qui ont vu tous ses highlights et se demandent comment il est en dehors du terrain, c’est quelqu’un de très humble. Ça a été très rafraîchissant pour moi de passer cette année à Dallas avec lui ».

Mike Conley : « Je n’ai jamais pu le battre »

À Memphis, Vince Carter a ensuite croisé Mike Conley entre 2014 et 2017. Comme partout où il est passé, l’arrière a laissé un souvenir marquant, à l’entraînement notamment où Mike Conley a bien failli devenir fou.

« À chaque entraînement, on faisait une séance de tirs, on devait prendre cinq tirs depuis cinq différents spots et celui qui en mettait le plus remportait le duel. Je n’ai jamais pu le battre. Je suis arrivé à un point où je lui disais : « Mec, je suis fatigué de m’entraîner contre toi. Apprends-moi des trucs, apprends-moi un move, ou un truc ». Donc il m’a transmis quelques moves de vétéran qu’il avait l’habitude de faire dans la peinture, pour se procurer un tir, finir au cercle ou poster quelqu’un. J’étais comme un enfant dans un magasin de bonbons. Je l’admirais et on était fraîchement coéquipiers. Cette expérience était un rêve d’enfance, d’apprendre de quelqu’un qui est un Hall of Famer ».

Sur la route de Memphis, Vince Carter a aussi été le coéquipier de Jeff Green, en 2015-2016, également dunkeur fou à ses heures perdues. Et c’est forcément une anecdote sur la facilité de Vince Carter à dunker dès le saut du lit qui l’a impressionné.

« Quand j’ai été tradé à Memphis, je me souviens que notre premier road trip était à Orlando. On s’entraînait chez lui. J’ai grandi en regardant Vince, tous ses clips sur YouTube, à le regarder dunker, et je me souviens me demander « Peut-il encore le faire pour de vrai ? ». On arrive chez lui, dans sa maison, et sans même s’échauffer, quelqu’un lui demande de passer un moulin à vent. Et il a répondu : « Je ne sais pas, pas maintenant ». Et deux secondes plus tard, il prend un dribble et envoie un windmill. Je me disais « wow, il ne s’est même pas échauffé, il ne s’est pas étiré ». C’est Half man half amazing ».

Aujourd’hui à Atlanta, ses coéquipiers pourront à leur tour raconter qu’ils l’ont vu dunker à l’entraînement comme en match, même à 42 ans…

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