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Et si Kyle Lowry et DeMar DeRozan se réveillaient…

NBA: Toronto Raptors at Indiana Pacers

Comme envisagé avant le début des playoffs, le premier tour est plus serré à l’Est qu’à l’Ouest. Mais si les séries entre Boston, Atlanta, Charlotte et Miami était destinées à se finir en au moins six manches, celle entre Toronto et Indiana l’était beaucoup moins.

Pourtant les Raptors, au coude à coude avec Cleveland en fin de saison pour la première place de la conférence, sont à égalité avec des Pacers revanchards à l’aube du Game 5. La faute à un duo d’All-Stars en dessous de son niveau habituel et pointé du doigt, mais que leur entraineur refuse d’accabler.

« Ils sont comme nos enfants » explique Dwane Casey à ESPN. « Parfois, ils vous énervent, vous vous disputez avec eux, il y a des hauts et des bas, mais en fin de compte ce sont vos enfants. »

Kyle Lowry et DeMar Derozan ont de quoi énerver leur coach avec leurs moyennes en dessous de leurs très bons standards de saison régulière, mais Casey ne les lâchera pas et travaille pour redonner confiance à ses poulains.

« Nous allons vaincre ou mourir avec DeMar et Kyle » assure-t-il. « Ils n’ont pas bien shooté mais c’est ça le basket. Avec le staff, nous allons tout faire pour les mettre dans la meilleure position pour être en réussite. Je m’en fiche de ce que disent les chiffres, ils sont toujours deux des meilleurs extérieurs de la NBA selon moi. »

Mauvaise attaque et bonne défense

Des chiffres qui sont pourtant accablants pour le tandem :  depuis le début de la série, Lowry tourne à 15.5 points à 32% au tir contre 21.2 points à 43% en saison régulière, quant à Derozan, il avoisine les 30% de réussite pour seulement 13.3 points, contre 23.5 à 45% le reste de l’année ! Le premier nommé se veut cependant rassurant, expliquant que le karma est le principal responsable de ces faibles performances.

« Je pense que les shoots qu’on a tentés lui et moi sont des shoots qu’on a mis toute l’année. Je suis à cinq sur je-ne-sais-combien à 3 points (5/27 pour lui, 0/8 pour Derozan) mais ce sont des tirs que je prends en bonne position, ils ne tombent juste pas dedans. Nous n’allons pas fuir, ils font tout pour nous rendre la tache difficile à DeMar et moi, mais nous finirons par mettre ces tirs. »

Des ratés qui n’ont presque rien à voir avec la défense adverse selon les propos de Lowry, et ce ne sont pas les modestes Pacers qui vont le contredire. Leur entraineur Frank Vogel ne souhaite d’ailleurs pas s’étendre sur la question.

« Pas de commentaires » répond-il tout simplement quand le site Pacers.com lui parle de ces statistiques.

Mais le coach de finalement mettre en avant le travail de ses troupes.

« On se donne à fond » confie-t-il. « Ils ont des gros scoreurs. Chaque fois qu’ils tirent, je me dis que ça va rentrer, et on doit donc s’assurer de leur rendre la tâche difficile. »

Même son de cloche chez Paul George, qui se coltine Derozan depuis le début de la série.

« On ne peut qu’être félicité pour ce qu’on fait. » explique-t-il. « Nos ‘grands’ font du bon boulot ainsi que les autres ailiers qui sont là pour venir en aide. »

Paul George : « Je ne fais pas encore partie des meilleurs défenseurs »

Défenseur attitré du meilleur jouer adverse, le Pacer est pourtant le grand artisan de la faillite de son homologue, et il finit par avouer défendre plus dur sur Derozan que sur d’autres joueurs.

« Je donne toujours le meilleur contre DeMar » lance-t-il. « C’est sympa de défendre sur lui. Ce sont les gars comme DeMar qui me motivent : pas forcément drafté très haut et bien classé après le lycée, mais au meilleur niveau depuis plusieurs années maintenant. »

Revenu encore plus fort après sa double fracture tibia-peroné avec Team USA, George a réalisé la meilleur saison offensive de sa carrière avec 23.1 points de moyenne, et se rend compte aujourd’hui de ses gros progrès en défense.

« J’ai fait ce qu’il fallait en terme d’éthique de travail pour arriver où j’en suis aujourd’hui » poursuit l’ailier d’Indiana.« Je sens que j’ai fait des progrès et que je suis meilleur défensivement depuis trois semaines, mais je ne fais pas encore partie des meilleurs dans ce domaine. »

Revenu de l’enfer après sa terrible blessure il y a maintenant deux ans, il prétend aujourd’hui à une place dans les All-NBA Teams, et si Kyle Lowry précise que « ce n’est pas un sprint mais un marathon », c’est bien Paul George qui est le mieux placé pour le savoir.

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