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DeAndre Jordan, The Indecision

Par  — 

DeAndre Jordan8 juillet 2010. La NBA et ses fans sont suspendus à la « Décision » de LeBron James qui doit annoncer le nom de sa future équipe : Cleveland, Chicago, New York ou Miami…

8 juillet 2015. DeAndre Jordan revient sur sa « Décision » et annule son départ pour Dallas afin de finalement prolonger aux Clippers.

Je n’ai pas été choqué mais surpris et amusé par la décision, ou plutôt l’indécision du pivot des Clippers. D’abord surpris car c’est extrêmement rare qu’un joueur revienne sur sa parole. Amusé ensuite parce que l’ascenseur émotionnel fut à son comble, avec une inoubliable bataille d’emojis sur Twitter, dans laquelle même Kobe Bryant s’est invité. Amusé enfin car Chandler Parsons, fier de son coup, s’imaginait déjà GM et que Mark Cuban avait déjà comparé « DJ » au Shaq…

Mais ce que je retiens surtout de cette « affaire Jordan », c’est que pour une fois, la phrase « NBA is just a business » est aux dépens des propriétaires.

À chaque fois qu’un joueur est transféré ou coupé à son insu, sa seule réaction est de dire « NBA is just a business ». Nicolas Batum l’avait même prononcée en fin de saison, anticipant un éventuel transfert.

Transféré quatre fois en une semaine, dont 3 fois en 24 heures, Luke Ridnour en est le parfait exemple. Les joueurs ne sont souvent que des produits, avec une valeur marchande, que les propriétaires milliardaires s’échangent… Après chaque transaction, les dirigeants louent les qualités du joueur qu’ils viennent d’échanger, rappelant son action auprès de la communauté, son état d’esprit sur et en dehors du terrain… De la belle langue de bois pour apporter un peu d’humain.

« NBA Is Just A Business »

Cette fois-ci, pas d’échange, ni de joueur coupé, mais un free agent libre de signer où bon lui semble, contrairement à certains confrères bloqués par leur statut de « free agent protégé ». Pour une fois, DeAndre Jordan a utilisé à bon escient la semaine de moratoire imposée par la NBA. Oui, il n’a pas tenu sa parole de s’engager avec Dallas. Oui, il a mis en miettes le projet des Mavs. Oui, sa décision a d’énormes conséquences sur la saison à venir et sur certaines prises depuis une semaine. Mais au final, il a simplement pris du recul après un accord verbal et décidé de réfléchir à deux fois avant de prendre une décision écrite et définitive qui l’engage pour les quatre années à venir.

Prendre du recul, c’est s’éloigner de son agent, le sulfureux et influent Dan Fegan, pour se rapprocher des siens, et peser le « pour » et le « contre ». Si la NBA a mis en place un moratoire d’une semaine, c’est justement pour que les joueurs puissent enchaîner les rendez-vous, poser des questions, écouter les conseils, et même annuler un accord verbal. Après s’être engagé dans la précipitation, Jordan l’a utilisé, et c’est parfaitement légal. Il n’avait rien signé, et Mark Cuban sait parfaitement que l’intérieur des Clippers est dans son droit.

La forme est critiquable, le fond l’est moins

Un Cuban qui avait misé sur ses relations étroites avec Fegan pour arracher Jordan aux Clippers. Certains évoquent une vieille promesse faite par Fegan à Cuban, qui n’était pas parvenu à ramener Dwight Howard aux Mavs. Un Fegan qui semble-t-il tirait les ficelles dans le transfert avorté de DeMarcus Cousins aux Lakers. Ce même Fegan qui n’est autre que l’agent d’Austin Rivers, le fils de Doc, le président/coach des Clippers…

« NBA is just a business » et les perdants d’hier seront les gagnants de demain. Et vice versa. Souvenons-nous de Dan Gilbert, humilié par LeBron James en 2010, et qui l’a accueilli à bras ouverts quatre ans plus tard…

La NBA est un business plus florissant que jamais avec un chiffre d’affaires qui dépasse les quatre milliards. Le plus souvent, ce sont les patrons qui gagnent, même quand ils distribuent des dizaines de millions à leurs joueurs. Le plus souvent, ce sont les agents qui font plier les patrons, et influencent leurs joueurs dans leur choix de carrière. Et puis, à de rares exceptions, ce sont les joueurs qui décident de leur avenir, sans en faire une question d’argent. Ce fut le cas récemment de David West, qui a tourné le dos à 12 millions de dollars pour s’engager avec les Spurs pour 1.5 million. La quête d’un titre était plus forte que l’attrait de l’argent.

Il y a aussi aujourd’hui Jordan qui préfère se fâcher avec son agent et quelques amis, et donner raison à sa famille qui ne voulait pas quitter Los Angeles. Sur la forme, c’est critiquable. Sur le fond, qui peut lui en vouloir ?

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