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Le doublé pour Miami : beau et cruel à la fois

LeBron James et Dwyane WadeEmmené par un immense LeBron James (37 pts, 12 rbds et des tirs décisifs), le Heat conserve son titre de champion NBA à l’issue d’un Game 7 au suspense époustouflant. Tout s’est peut-être joué sur ce dernier tir manqué de Tim Duncan dans la dernière minute. Un tir qu’il a réussi des milliers de fois, et qui cette fois, n’a pas crevé le filet. Vainqueur 95-88 de cette dernière manche, Miami est un beau champion car San Antonio est le plus beau des vaincus.

Qu’elle soit écrite par des vainqueurs ou un perpétuel  recommencement, l’Histoire se grave narquoise dans le marbre. Avec le sourire moqueur de celle qui sait qu’elle restera en suspension dans l’espace temps. Jeudi dans une arène enfin à la hauteur des honneurs de l’événement, elle aurait pu être texane ou floridienne. Un back to back en trois finales consécutives ou un cinquième sacre en quatorze ans, le premier acquis à l’extérieur en trente quatre ans. Le destin avait deux choix, il a opté pour le tenant du titre.

Avant de prendre sa décision, il a regardé ses protagonistes lui filer des boutons d’hésitation. Dans les six premières minutes, San Antonio répondait dans la raquette (quatre de ses cinq premiers paniers) aux doutes sur sa force de réaction initiale. Dans la droite ligne du pilonnage en règle de l’avant-veille (60 pts), les Spurs font payer le small ball de Spoelstra et se payent rapidement 7 points d’avance.

Maladroit (7/19), le Heat attend un coup de chaud inattendu de Shane Battier (3/3 à trois points en cinq minutes) pour prendre les commandes (18-16 en fin de premier QT) et amoindrir l’impact du duo Duncan-Leonard ((9 pts, 9 rbds, 3 steals en premier quart). Discipliné sur le repli défensif et opportuniste sur les secondes chances (12 pts à la pause), le champion s’appuie sur ses deux icônes pour ne pas gâcher le 100% de l’intello du groupe.

Les Spurs font le plein aux lancers

Dwyane Wade retrouve ses bonnes habitudes des cinq premières joutes (14 pts à la pause) et LeBron James délaisse le triple-double pour se concentrer sur son scoring (15 pts et 11 tirs de tentés). Même avec 8 balles perdues, les Floridiens capitalisent sur une défense estampillée grinta.

Sans jamais donner le sentiment de pouvoir s’offrir une série et le momentum qui va avec, les Spurs restent en vie sur la ligne de réparation (14/15), Duncan et Parker rentrant aux vestiaires sur une copie parfaite (9/9). Brouillons, maladroits (35%) car souvent contraints de forcer, les Texans sont récompensés de leur agressivité, à l’image de son binôme vedette (23 pts pour TD et TP). Avec ses 4 steals à la pause, Uncle Timmy s’accorde même son record en carrière en playoffs.

Leonard, le troisième homme

Dans ce combat de coqs fiers entre quatre futurs Hall of Famers, Kawhi Leonard s’invite une fois de plus. Quand Chris Bosh reste muet et passe complètement à côté (aucun point !), le si taiseux Californien complète ses 10 rebonds de la première mi-temps par 9 pts en troisième quart. En face, le King et Flah monopolisent la marque (46 pts après trois quart temps) mais le sophomore garde ses Eperons dans le match.

TP souffre, Green a beau débloquer son compteur primé après presque trente minutes, l’occasion est belle pour Babac d’entrer en scène : un filoche derrière l’arc, un caviar pour Duncan et un rebond offensif.

Sur la belle séquence de Diaw, Gary Neal et Manu Ginobili rajoutent une couche et San Antonio ne plie que sur deux tirs à trois points de Battier et Chalmers. Le missile de Super Mario au buzzer prive les visiteurs d’une virée en tête à l’aune du dernier quart (72-71), mais même l’histoire ne peut alors en juger la conséquence.
lebron james

LeBron écrit sa légende !

En prolongeant son récital d’emblée, Battier (6/7 au final) imite le Mike Miller du Game 5 de 2012 et fait se lever Gregg Popovich, rageur et dépité. Spoesltra, lui, maintient lui Chris Andersen sur le parquet, bien lui en prend. Le Birdman insuffle une énergie contagieuse, Miami garde le cap. Le rythme, la confiance et le moment sont floridiens. Sur deux balles perdues bêtement par les Spurs, un jump shoot de LeBron donne logiquement +5 à l’aune des cinq dernières minutes. Le quadruple MVP se régale des espaces que lui laisse la défense texane au périmètre, Battier également dans ce corner qu’il affectionne tant. Sans un trois points de Gino et un « and on » de Duncan, les Spurs seraient déjà quasi enterrés. Au lieu de ça, ils restent à -3 avec 180 secondes à disputer.

Parker trahi par son corps, le MVP des Finals 2007 laisse Leonard répondre à Wade puis Duncan manquer l’occasion de profiter des ratés de Chalmers aux lancers et de Battier derrière l’arc. A 90-88 et 39 secondes restantes, James lui ne tremble pas et enfile un nouveau jump shoot au périmètre, sans opposition ou presque. Une énième balle perdue de Ginoboli et voilà le King aux lancers signer une nouvelle page d’or de son histoire. Celle qui est écrite par les vainqueurs.

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