Un match à sens unique. Voilà comment pourrait-on décrire ce choc entre les Cavaliers et les Sixers, synonyme de retour de LeBron James à Cleveland et de retrouvailles entre Joel Embiid et James Harden après leur association à Philadelphie, ainsi que de seconde journée de la NBA Cup.
À l’issue d’une prestation aboutie, où sept joueurs ont terminé à plus de 10 points et où il n’y a plus eu de changement de leader après le premier panier de VJ Edgecombe, rendu par Donovan Mitchell, ce sont les Cavaliers qui s’offrent une victoire référence contre la meilleure équipe de la conférence Est. Et de quelle manière (119-95), car les Sixers n’auront jamais vraiment vu le jour.
Entre les 23 points, 8 passes et 7 rebonds de Donovan Mitchell, les 22 points d’Evan Mobley ou le dynamisme apporté par le trio Mario Hezonja (15 points, 10 rebonds) – Thomas Bryant (13 points, 6 rebonds) – Meleek Thomas (12 points) en sortie de banc, c’est donc tout Cleveland qui s’est uni pour marcher sur Philadelphie.
Cela n’aura d’ailleurs pas traîné, avec un 13-0 dès les premières minutes pour se détacher directement, sous l’impulsion d’un très bon Donovan Mitchell, au scoring et à la passe.
De quoi s’offrir une entame facile, pour ensuite gérer assez tranquillement cette avance toute la mi-temps, même si VJ Edgecombe a tenté de bousculer les Cavs avec un gros deuxième quart-temps au scoring. C’est justement grâce à lui que l’écart s’est en grande partie réduit, jusqu’à une petite possession après la pause.
Mais sans paniquer, les Cavaliers ont remis la machine en route en s’appuyant sur un collectif très fourni et, pour une fois, en confiance. La différence d’adresse et de rebonds a fait mal aux Sixers, autant que la capacité des joueurs de l’Ohio à remettre le coup d’accélérateur qu’il faut, quand il le faut, en prenant le cercle d’assaut derrière le très inspiré Donovan Mitchell. Kenny Atkinson peut souffler et il faudra maintenant confirmer cette performance en « back-to-back » face aux Knicks.
CE QU’IL FAUT RETENIR
– LeBron James accueilli positivement. Il aurait pu signer à Cleveland cet été, sauf que le « King » avait finalement préféré signer à Philadelphie. On pouvait donc se demander si les fans des Cavaliers allaient lui réserver un bel accueil ou un accueil plus mitigé, et la réponse a clairement penché vers la première option. Acclamé à sa présentation, mais sifflé lorsqu’il touchait la balle, « LBJ » savait de toute manière que rien n’aurait pu être pire que le 2 décembre 2010, quand il signait son premier retour comme visiteur après sa fameuse « Décision ». L’accueil était alors d’un tout autre acabit.
– Cleveland en avait tellement besoin… Même sans Jarrett Allen (genou), puis sans Sam Merrill (coude) qui le remplaçait dans le cinq, les Cavaliers ont sans aucun doute livré leur premier match référence de la saison, alors que Jaylon Tyson manquait aussi à l’appel. Agressifs dès les premières minutes, comme pour annoncer leur domination à l’intérieur, les hommes de Kenny Atkinson n’ont jamais vraiment desserré l’étreinte après avoir vite pris une dizaine de points d’avance, même si les Sixers sont su revenir à une possession en début de seconde période. Le genre de prestation qui doit lancer un groupe moyen depuis la reprise.
– Fin de série pour Philly. Les Sixers visaient une neuvième victoire en dix matchs, autrement dit leur meilleur départ depuis leur 10-0 de la saison 2000/01, mais il leur faudra se contenter d’un bilan de huit victoires et deux défaites. La première place de l’Est reste en leur possession, mais les Celtics sont à moins d’un match, alors qu’ils les accueilleront justement mardi soir dans un nouveau choc au sommet dans cette conférence. Entre-temps, le déplacement de dimanche à Chicago doit permettre aux joueurs de Nick Nurse de repartir de l’avant, sachant qu’absolument rien n’aura fonctionné pour eux lors de cette rencontre à Cleveland.
– Joel Embiid en plein cauchemar. Si LeBron James (3/12 et 6 ballons perdus) et Tyrese Maxey (5/15) n’étaient pas non plus à la fête, difficile de faire pire que la performance du pivot : 6 points à 6/6 aux lancers-francs et donc à un atroce 0/9 au shoot. Ce n’est d’ailleurs que la seconde fois de sa carrière, après un 0/11 en novembre 2019, qu’il termine un match sans le moindre panier. Très vite frustré par le laxisme des arbitres et incapable de se mettre en rythme face à la mobilité, la dissuasion et la dureté d’Evan Mobley, « JoJo » a traversé la rencontre comme une âme en peine.
– Jackpot pour deux fans de Cleveland. En fin de troisième quart-temps, deux fans avaient la possibilité de remporter 10 000 dollars chacun s’ils inscrivaient un tir du milieu de terrain. Le premier s’est présenté et a converti sa tentative… avant que le second ne l’imite dans la foulée ! Cela fait donc 20 000 dollars à distribuer et à partager entre ces deux chanceux, qui auront vécu une soirée de rêve à la Rocket Arena.
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Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.
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