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À Denver, le mot d’ordre est simple : dégainer sans hésiter !

NBA – Avec 20 paniers primés face aux Suns, Denver a retrouvé de l’espace en attaque. David Adelman a surtout apprécié l’absence d’hésitation de ses joueurs, à commencer par Christian Braun, auteur de sept tirs à 3-points.

Christian BraunÀ Denver, le message est simple : lorsqu’un joueur est ouvert, il doit tirer. Face à Phoenix, les Nuggets l’ont appliqué à la lettre, terminant à 20/38 derrière l’arc lors de leur victoire en NBA Cup (127-120).

Jamal Murray et Christian Braun ont chacun inscrit sept paniers primés, une première dans l’histoire de la franchise pour deux coéquipiers au cours d’une même rencontre. Avec 39 points pour le Canadien et 31 pour l’arrière, les Nuggets ont puni les rotations défensives des Suns.

« Si vous êtes ouvert, vous devez tirer », rappelle David Adelman. « Vous pouvez travailler dur chaque jour, mais il faut prendre ces tirs pendant les matchs. Ce sont des tirs totalement différents de ceux de l’entraînement, avec l’adrénaline et les courses. C’était agréable de voir ce travail se traduire en match. »

L’entraîneur a même apprécié les neuf tentatives extérieures de Cameron Johnson, malgré seulement deux réussites pour son retour. Car lorsque les défenses convergent vers Nikola Jokic, Denver doit pouvoir sanctionner immédiatement. À condition que les joueurs libérés ne refusent pas leurs tirs…

« Quelqu’un va forcément se retrouver ouvert », poursuit Adelman. « Ces gars doivent dégainer. Pour nous, prendre 38 tirs à 3-points, c’est comme si une autre équipe en prenait 60. »

Christian Braun récompensé pour sa confiance

Christian Braun a parfaitement incarné cette philosophie en inscrivant 22 points avant la pause, avec un impeccable 6/6 de loin. Pourtant, l’intéressé assure n’avoir rien modifié dans sa préparation ou sa sélection de tirs.

« Rien n’a changé », insiste-t-il. « J’ai pris les tirs ouverts et fait la passe lorsque je ne l’étais pas. J’ai obtenu beaucoup de bonnes positions et, cette fois, les tirs sont rentrés. Le processus est resté le même. »

Après une présaison et un début d’exercice difficiles, il a donc été récompensé pour sa persévérance. « Ce n’était pas la présaison que je souhaitais, ni les premiers matchs que je voulais », reconnaît-il. « Mais les pourcentages existent pour une raison. Ce soir, les tirs sont tombés. »

Son entraîneur a surtout apprécié son attitude.

« Il n’y avait aucune hésitation », souligne David Adelman. « Parfois, vous voyez un joueur tirer sans réellement sentir sa confiance. Là, il a simplement laissé partir le ballon. CB travaille énormément. C’est un vrai professionnel et c’est formidable de le voir redevenir le joueur que nous savons qu’il peut être. »

Pour Jamal Murray, la principale progression de son coéquipier est justement mentale. Il ne suffit pas de prendre les tirs ouverts lorsque tout fonctionne : il faut aussi continuer à les prendre après plusieurs échecs.

« Dire à quelqu’un de tirer est une chose, le voir le faire en est une autre », explique le meneur. « Mais continuer à le faire après plusieurs ratés et plusieurs mauvais matchs, c’est encore différent. Son plus grand progrès est mental. Il joue avec confiance, sans hésitation, et ce sera une grande partie de sa réussite. »

Une philosophie à appliquer pendant 48 minutes

Jamal Murray a lui aussi montré l’exemple avec un 7/9 derrière l’arc. Et pour lui, refuser un tir ouvert peut même devenir contre-productif.

« Peu importe qui tire ou rate », poursuit-il. « Quand nous refusons un tir ouvert, nous allons souvent dans la défense et ça finit par une perte de balle. Il faut simplement tirer, aller au rebond et passer à l’action suivante. »

Reste désormais à maintenir cette discipline tout au long des rencontres. Car malgré leur réussite offensive, les Nuggets ont très mal géré les dernières possessions, entre un lay-up contré de Cameron Johnson, un alley-oop manqué d’Aaron Gordon et des pertes de balle évitables.

« On n’a pas besoin de tenter un alley-oop ou un lay-up », peste David Adelman, qui aurait donc préféré voir ses joueurs faire tourner le chronomètre dans les dernières minutes. « Il suffit de garder le ballon et de gagner. C’est tout ce dont nous avons parlé après le match. Qu’est-ce qu’on était en train de faire ? »

Un manque de constance également pointé par Nikola Jokic, conscient que Denver cherche ses repères. « Nous essayons de faire quelque chose de différent », explique le Serbe. « Parfois, nous y parvenons, parfois non. Nous sommes en transition, mais nous allons dans la bonne direction. Il faut désormais le faire un match entier. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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