La NBA a visiblement décidé de durcir le ton face au « flopping », mais encore faut-il sanctionner les bonnes simulations ! Mardi soir, lors de la victoire des Blazers face aux Lakers, les arbitres ont ainsi distribué trois fautes techniques pour « flopping » en six minutes, à Ja Morant, Toumani Camara et Ziaire Williams.
Trois sanctions contre des défenseurs qui avaient exagéré des contacts. De quoi agacer Chris Finch, alors que seulement 27 fautes techniques pour « flopping » avaient été sifflées sur l’ensemble de la saison précédente !
« Là où ils se trompent (dans les consignes données aux arbitres), c’est que toutes les simulations qu’ils sanctionnent sont défensives », regrette l’entraîneur des Wolves auprès d’ESPN. « Ce n’est pas ce que les gens veulent voir disparaître. Ils veulent surtout qu’on élimine les simulations offensives. »
Les simulations offensives toujours dans le viseur
Un discours qui n’a rien de nouveau chez Chris Finch, régulièrement critique envers les fautes obtenues par Shai Gilgeous-Alexander ou Jamal Murray.
« Les spectateurs se moquent qu’un défenseur tombe et crie. Ce qui les dérange, c’est qu’un attaquant cherche à tromper les arbitres, tombe et obtienne des lancers-francs injustifiés », poursuit-il. « Parce que ce n’est pas ce que les gens veulent regarder. »
La distinction est importante alors que la NBA avait promis de renforcer sa lutte contre le « flopping » avant la saison, tout en maintenant une certaine tolérance pour les joueurs qui exagèrent les contacts réels.
De son côté, Steve Kerr partage largement le constat de son homologue, alors que de plus en plus d’attaquants ont pris l’habitude de percuter les défenseurs avec l’épaule tout en obtenant des coups de sifflet…
Comprendre les directives de la NBA
« Vous connaissez mon avis sur la NBA. Nous devrions être la ‘No Bullshit Association’ ! Dès qu’un joueur essaie de tromper les arbitres, il faudrait lui faire comprendre que ça ne passera pas » réclame-t-il.
« Le jeu est meilleur quand les joueurs ne simulent pas, ne s’accrochent pas les uns aux autres ou ne percutent pas des écrans comme s’ils venaient de se faire renverser par une voiture. »
Face aux Grizzlies, Golden State avait ainsi été sanctionné pour six écrans illégaux, dont un de Draymond Green sur une possession décisive. Steve Kerr avait alors accusé Memphis de simuler systématiquement les contacts.
Depuis, les Warriors ont envoyé des séquences vidéo à la NBA afin d’obtenir des éclaircissements.
« Tout le monde essaie de comprendre ce qui constitue une simulation ou non. La ligue en a fait une priorité, mais cela semble ne concerner que certaines actions », déplore encore une fois Steve Kerr. « J’ai constamment l’impression qu’en tant que ligue, nous sommes à la traîne par rapport aux joueurs. Les joueurs cherchent à nous tromper, nous leur courons après et nous n’arrivons jamais à prendre de l’avance. C’est mon plus gros souci. »
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