Un match des Finals WNBA en plein milieu de journée, un jeudi ? C’est le scénario auquel devront se plier les joueuses du Dream et des Valkyries. Initialement prévu à 20h00, heure locale, le Game 6 a finalement été avancé à 12h30 (17h30 en France) pour permettre aux Hawks de recevoir les Cavaliers dans la soirée.
Un compromis qui ne satisfait pas les dirigeants du Dream, d’autant que ces problèmes de calendrier auraient pu être anticipés. Dans une lettre ouverte adressée aux supporters, les propriétaires d’Atlanta assurent avoir prévenu la WNBA dès cet été des risques de conflit avec le calendrier NBA.
« Il y a deux mois, lorsque la WNBA a finalisé les dates et les horaires des playoffs, nous avons fait part de nos inquiétudes concernant les conflits de calendrier avec les matchs NBA à la State Farm Arena », expliquent-ils. « Au fil de notre parcours en playoffs, nous avons répété ces inquiétudes. Elles n’ont reçu ni l’attention ni l’urgence qu’elles méritaient. »
Trois changements de calendrier à Atlanta
Ce n’est effectivement pas la première fois que le Dream doit s’adapter. Le Game 3 avait déjà été avancé d’une journée pour éviter un conflit avec un concert, tandis que le Game 4 avait été programmé en début d’après-midi pour laisser la place aux Hawks.
Cette fois, c’est donc un match potentiellement décisif pour le titre qui se retrouve programmé en pleine journée, alors que Golden State mène 3-2 dans la série.
« Peut-être que l’on pensait que le Dream n’irait pas aussi loin. Peut-être que notre présence en Finals n’avait pas été envisagée », suggèrent les dirigeants d’Atlanta. « Quelle qu’en soit la raison, nous sommes là. Nous avons mérité notre place en Finals et notre ville mérite d’avoir l’occasion de soutenir son équipe. »
Une accusation particulièrement sévère, même si rien ne permet d’affirmer que la WNBA avait effectivement négligé l’hypothèse d’une qualification du Dream pour les Finals.
« Ce n’est pas ce pour quoi nous nous sommes battus »
Le problème tient notamment aux dimensions de la Gateway Center Arena, l’enceinte habituelle du Dream, qui ne peut accueillir que 3 500 spectateurs, contre environ 17 000 à la State Farm Arena. Un écart considérable pour une équipe qui dispute les premières Finals de son histoire.
« Jouer un jeudi en milieu de journée, ce n’est pas ce que nous aurions choisi, ni ce pour quoi nous nous sommes battus », insistent les propriétaires. « Malgré toute l’affection et la nostalgie que nous avons pour la Gateway Center Arena, nous estimions que nos supporters et notre ville méritaient de participer à cette série historique et de la vivre dans une salle de classe mondiale. Cela signifiait la State Farm Arena. »
Malgré leur colère, les dirigeants du Dream ont tenu à remercier les Hawks et les responsables de la salle, qui ont accepté d’adapter leur organisation à trois reprises.
De son côté, la WNBA a salué cette collaboration, Cathy Engelbert soulignant notamment le succès des deux rencontres disputées à guichets fermés à la State Farm Arena.
Mais pour le Dream, la question dépasse désormais la simple organisation du Game 6. Elle touche à la considération accordée à une franchise qui estime avoir gagné le droit d’être prise au sérieux, sur le terrain comme en dehors.
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