Et si les Spurs refaisaient le coup de 2014 ? Un an après avoir laissé échapper le titre face au Heat, au terme de Finals 2013 au scénario cruel, les hommes de Gregg Popovich avaient pris leur revanche sur Miami, en s’imposant 4-1 au terme d’une véritable démonstration collective.
Douze ans plus tard, David Robinson espère voir l’histoire se répéter. Les Spurs de Victor Wembanyama disposent en effet selon lui de tous les ingrédients pour rebondir et aller chercher le titre dès cette saison.
Le même groupe, l’expérience en plus
« Je pense qu’ils sont prêts grâce à l’expérience de l’année dernière. Il faut traverser ces épreuves, et il faut apprendre, physiquement et mentalement, ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout », a en effet déclaré l’Amiral. « Et ils étaient tout près du but. Il ne leur manquait que trois matchs pour remporter le titre. Ça vous transforme, n’est-ce pas ? Certains de nos jeunes joueurs sont là depuis six ou sept ans et n’avaient jamais vécu ça. Aujourd’hui, ce sont des joueurs aguerris qui savent qu’ils ont ce qu’il faut pour remporter un titre. C’est très, très différent d’avoir la mentalité nécessaire pour comprendre qu’on en est capable. »
Sacré champion NBA en 1999 puis en 2003, David Robinson sait combien l’expérience peut faire la différence. D’autant que San Antonio a conservé l’essentiel de son effectif, avec De’Aaron Fox, Dylan Harper, Stephon Castle et Devin Vassell autour de Victor Wembanyama.
Pour l’ancien pivot, les Spurs n’ont donc pas besoin de tout révolutionner. Leur marge de progression réside avant tout dans la maturité acquise après leur échec face aux Knicks.
« Il ne nous manque rien. Ce n’est pas comme si on se demandait : ‘De quoi avons-nous besoin pour gagner ? Que faut-il ajouter de plus ?’ Non, on n’a rien à ajouter. On y est, et il ne reste plus qu’à passer à l’action. Il y a de quoi consolider la confiance, et nos jeunes joueurs en sont tout à fait conscients. Maintenant, il s’agit de rester en bonne santé, jouer les matchs, faire ce qu’il faut, tout comme les Spurs l’ont fait en 2014. C’était une défaite brutale (en 2013), et ils ont rebondi. C’est une chose de savoir qu’on y est presque et qu’on a les atouts nécessaires. »
Wembanyama, l’arme fatale
Au cœur de ces ambitions, il y a évidemment Victor Wembanyama. David Robinson ne cache d’ailleurs pas son admiration pour le Français, dont la polyvalence et la mentalité lui rappellent les plus grandes légendes NBA.
« Il possède cet équilibre entre toutes ses qualités. Il peut contrer 10 tirs, distribuer 10 passes décisives, mettre cinq paniers à 3-points, ou encore dunker depuis la ligne des lancer-francs. Il dispose d’un incroyable équilibre entre tout ça et il a la mentalité d’un champion. Combien de joueurs connaissez-vous qui possèdent à la fois la mentalité de Michael Jordan et de Kobe Bryant, ainsi que leur niveau de talent ? Il est promis à un succès incroyable. »
Au-delà de ses statistiques, c’est surtout son influence défensive que l’Amiral tient à souligner. Une présence qui suffit parfois à faire renoncer les adversaires avant même qu’ils ne tentent leur chance.
« Ce n’est pas facile à percevoir pour le fan lambda, mais si vous voulez en quelque sorte compter : comptez le nombre de fois où l’équipe adverse tire dans la raquette quand il s’y trouve. Comptez le nombre de fois où ils drivent, regardent autour d’eux, puis partent dans l’autre direction. Ce sont des éléments déterminants. Il n’y a pas forcément de statistique qui le reflète, mais sa présence modifie bel et bien le fonctionnement de votre attaque. Quand on sait que ce joueur se trouve quelque part près de soi, ça change tout simplement notre façon de penser. J’ai vu ça se produire de très nombreuses fois l’année dernière. »
Un impact qui, associé à l’expérience acquise au printemps dernier, pourrait permettre aux Spurs de suivre les traces de leurs glorieux aînés. Et de transformer, comme en 2014, une déception en titre de champion ?
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