Face à une équipe jeune, athlétique et hyperactive comme le Jazz, les Lakers prennent l’eau dans le premier quart-temps (47-29). Excepté le soliste Luka Doncic, par qui tout passe, personne ne met un pied devant l’autre en attaque et, comme la défense ne suit pas non plus, l’écart est important. Il faut dire que le duo Lauri Markkanen – Ace Bailey, mis sur orbite par Keyonte George, fait des misères au rebond offensif, à 3-points et surtout dans la peinture.
Luka Doncic au repos, Austin Reaves se met en route autour des remplaçants et ce réveil a justement pour effet de réveiller Los Angeles au global, qui se met à provoquer des fautes et aligner les points aux lancers-francs. En face, l’adresse de Utah retombe quelque peu, au même titre que l’écart de la partie, et un nouveau match se dessine à l’aube de la seconde période, alors que Luka Doncic offre carrément l’avantage aux siens avec un « and-one » puis un 3-points, de grande classe (74-71).
Pour cette affiche à horaire européen, un duel finlando-slovène prend peu à peu forme entre Lauri Markkanen et Luka Doncic, qui se répondent coup pour coup, avec Keyonte George et Austin Reaves en arbitres. Jazz et Lakers ne réussissent pas à se séparer au tableau d’affichage, même si c’est la franchise californienne qui est aux commandes d’une courte tête (103-100).
Le mano-a-mano entre Utah et Los Angeles se poursuit, à mesure que le chronomètre défile. Au maximum, l’écart s’élève à une possession, que ce soit en faveur des Mormons ou des Californiens, et le « money time » s’annonce donc électrique. Le moment choisi par Austin Reaves et l’inévitable Luka Doncic, forcément, pour asséner les coups de poignard fatals avec plusieurs actions à 3-points d’affilée (132-123).
Après trois matchs, les Lakers restent donc parfaits au niveau du bilan (3-0), avec un tandem Luka Doncic – Austin Reaves qui se place déjà très haut dans la liste des meilleurs « backcourts » de la ligue. Le Jazz n’a quant à lui pas démérité, mais la différence de paniers à 3-points et de lancers-francs a fait oublier sa large domination au rebond et dans la peinture, d’autant que les pertes de balle ont grandement plombé la jeune bande de Salt Lake City quand elle avait le momentum de la partie.
CE QU’IL FAUT RETENIR
– La première éruption de Luka Doncic. Premier joueur des Lakers depuis Elgin Baylor (1963) à aligner au moins 50 points et 10 passes décisives, le Slovène a été immense pour tirer son équipe d’un bien vilain piège dans l’Utah. On a vite compris que la soirée allait être belle pour lui, même s’il a d’abord pas mal forcé et empêché ses coéquipiers de se lancer. Revenu ensuite avec de meilleures intentions, « Luka Magic » a fait parler sa magie et disséqué la défense du Jazz, incapable de lui proposer un défenseur de qualité pour le contenir. Et cela a coûté cher dans le « money time ».
– Utah peut s’en vouloir. Moins tueur que les Lakers dans les moments-clés, le Jazz a été mené par un très bon duo Keyonte George – Lauri Markkanen, mais il a fini par craquer devant les coups de canon de Luka Doncic puis Austin Reaves, en seconde période et dans les dernières minutes. Séduisant par séquences, surtout en premier quart-temps, le groupe de Will Hardy avance toutefois dans la bonne direction, même si sa naïveté ballon en main ou en défense n’a pas pardonné face à une équipe plutôt bien rodée collectivement comme Los Angeles. Et accessoirement portée par deux joueurs de grand talent, dont un générationnel.
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Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.
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