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Le sang-froid de Darryn Peterson

NBA – Plus à l’aise que lors de ses débuts, Darryn Peterson a inscrit 15 points face aux Pelicans, dont deux lancers francs décisifs dans la dernière minute.

Darryn PetersonAprès des débuts discrets à Memphis, Darryn Peterson a déjà montré un autre visage pour sa première au Delta Center. Le deuxième choix de la dernière Draft a contribué à la victoire arrachée par le Jazz face aux Pelicans (120-119), avec 15 points à 6/12 au tir, 3 rebonds et aucun ballon perdu en 30 minutes.

Le rookie s’est d’abord illustré en première période sur un dunk puissant après une passe d’Ace Bailey. Une action symbolique puisque Will Hardy avait décidé d’intégrer ce dernier dans son cinq de départ, aux côtés de Peterson, Keyonte George, Lauri Markkanen et Jaren Jackson Jr.

Et contrairement à son premier match, Darryn Peterson n’a pas cherché à forcer. Il a joué simple, sans hésiter lorsqu’un tir ouvert se présentait. Dans le troisième quart-temps, il a ainsi immédiatement sanctionné depuis l’aile droite à 3-points, au cœur d’une période pourtant très compliquée pour Utah.

Le sang-froid dans la dernière minute

Car le Jazz a bien failli gâcher une première mi-temps maîtrisée. Après avoir compté 15 points d’avance et rejoint les vestiaires à +10 (62-52), Utah a perdu huit ballons et commis sept fautes dans le troisième quart-temps. New Orleans en a profité pour inscrire 38 points et reprendre les commandes (90-86).

« Leur série dans le troisième quart-temps était en partie de notre faute », reconnaît Will Hardy. « Ils ont augmenté leur pression sur le ballon et nous sommes devenus négligents. Sur nos 18 ballons perdus, 14 sont arrivés en deuxième mi-temps. »

Les jeunes joueurs du Jazz ne se sont toutefois pas désunis. À 50 secondes de la sirène, alors qu’Utah était à nouveau mené, Darryn Peterson a provoqué une faute et transformé sans trembler ses deux lancers francs pour replacer son équipe devant. Un premier vrai test de sang-froid, réussi par le rookie de 19 ans.

Keyonte George a ensuite obtenu un passage en force face à Zion Williamson, avant que Dejounte Murray ne manque le tir de la gagne. Une fin de match qui a particulièrement satisfait l’entraîneur du Jazz.

« L’équipe s’est recalibrée après leur série et a simplement maîtrisé la situation qui se présentait », explique-t-il. « À Memphis, lorsque les choses tournaient mal, chacun essayait d’en faire un peu trop individuellement. Cette fois, les joueurs ont continué à faire confiance au collectif. »

Pas besoin de jouer les sauveurs

Darryn Peterson s’est parfaitement inscrit dans cette philosophie. Sans chercher à multiplier les exploits individuels, le rookie a su choisir ses moments, tout en laissant le jeu venir à lui.

« Nous n’avons pas besoin qu’une seule personne nous sauve », insiste Will Hardy. « Le rythme est une construction collective. Le ballon doit circuler au bon moment et arriver lorsqu’un joueur s’attend à le recevoir. C’est ainsi qu’on crée du rythme. »

Avec 31 passes décisives, sept joueurs à au moins 10 points et une première victoire, le Jazz a illustré cette philosophie. Jaren Jackson Jr. a terminé avec 24 points et 10 rebonds, Keyonte George avec 19 points et 10 passes, tandis que Jaxson Hayes a ajouté 17 points en sortie de banc.

Dans ce collectif, Darryn Peterson n’a pas eu besoin de monopoliser le ballon pour peser. Mais lorsque Utah a eu besoin de lui dans la dernière minute, il a répondu présent. À seulement 19 ans, et dès son deuxième match NBA.

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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