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Sans LeBron James, les Lakers doivent apprendre à traverser les tempêtes

NBA – À l’approche de leur début de saison face aux Warriors, les Lakers doivent encore apprendre à gérer l’adversité et la pression médiatique sans leur ancien leader LeBron James, parti cet été à Philadelphie.

Luka Doncic et les LakersDans la nuit de ce mercredi, les Lakers entament face à Golden State une saison déjà pleine de questions. La principale est évidente : comment l’équipe compensera-t-elle le départ de son leader moral, LeBron James ? Parti cet été pour rejoindre les 76ers, vainqueurs des Knicks pour leur entrée en lice, le « King » jouait un rôle essentiel dans la capacité des Lakers à répondre à l’adversité et à gérer les moments chauds.

Pourtant, Los Angeles reste, dans le sillage de son génie Luka Doncic, un outsider sérieux à l’Ouest. Mais le Slovène, parfois du genre à se déconcentrer quand tout ne va pas dans son sens, va devoir assumer davantage de responsabilités dans le leadership de l’équipe. Et de son côté, JJ Redick doit trouver les clés pour permettre à ses joueurs de ne pas perdre pied. La première : le temps.

« C’est différent pour chaque équipe », explique ainsi le coach. « La façon dont nous réagissons à l’adversité en novembre peut aussi être différente de celle dont nous y faisons face en mars. J’espère que nous progresserons tout au long de la saison afin d’apprendre à gérer les difficultés de la bonne manière, et qu’au bout du compte, cela nous préparera à réaliser un long parcours en playoffs. »

Et il vaut mieux, car les Lakers restent, malgré le départ du meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, l’une des franchises les plus scrutées de toute la ligue, aussi bien par les fans que par les médias. Chaque défaite est décortiquée, parfois surinterprétée, et cela ajoute forcément à la pression qui pèse sur l’équipe.

« Quand on perd, c’est la fin du monde ! »

En passe d’entamer sa troisième saison à la tête de l’équipe, JJ Redick connaît bien cet engrenage. Il refuse d’ailleurs de s’y laisser prendre, relativisant déjà les premières défaites à venir pour les Lakers, qui ne seront que des épisodes parmi d’autres dans une saison de 82 matchs.

« Ça pourrait très bien arriver dès mercredi soir : vous viendrez me voir en me disant que c’est la fin du monde et que tout s’écroule », anticipe JJ Redick. « Il faudra qu’on traverse ça ensemble. La pression médiatique dépend de l’équipe et du marché dans lequel elle évolue. Avec les Lakers, combien de matchs avons-nous perdus la saison dernière ? 29 ? Eh bien, à chaque fois, c’était la fin du monde. Donc ça a été 29 fois la fin du monde ! »

D’autant plus que l’effectif californien a été largement modifié à l’intersaison. Avec les arrivées de Walker Kessler, Collin Sexton ou Quentin Grimes, les Lakers ont changé de visage. Un renouvellement qui demande forcément du temps pour construire des automatismes, mais aussi une cohésion capable de résister aux passages difficiles.

L’équipe est donc encore loin d’avoir trouvé tous ses automatismes, comme le reconnaît Austin Reaves, désormais deuxième option clairement identifiée derrière Luka Doncic sur les lignes arrières.

« Nous avons assez de talent pour gagner beaucoup de matchs, mais je ne pense pas que nous ayons encore atteint notre plein potentiel », conclut-il. « Avec les répétitions, en nous confrontant à l’intensité des vrais matchs et en traversant des moments difficiles, nous ne pourrons que progresser et devenir une meilleure équipe. »

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Rédacteur de contenu Nicolas Bulach
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