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« J’avais l’impression qu’il n’y avait que elle, le basket et moi. » À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée samedi, Karl-Anthony Towns a évoqué le cheminement émotionnel qu’il poursuit depuis la mort de sa mère, Jacqueline, emportée en 2020 par des complications liées au Covid-19.
Si, au moment d’entamer les finales NBA en juin dernier face aux Spurs, « KAT » confie avoir été envahi par « un immense sentiment de calme », il garde en mémoire sa vie basket d’avant, quand il était encore amateur. Du temps où les spectateurs étaient si peu nombreux qu’il pouvait repérer sa mère où qu’elle se trouve dans les tribunes.
« Sur le terrain, je pouvais être comme un artiste. J’avais mon pinceau et le parquet comme toile. Je pouvais alors peindre un magnifique tableau pour elle, lui montrer tout l’amour que j’ai pour ce jeu. Un amour que je veux faire découvrir au monde entier grâce à elle », imagine-t-il joliment.
Seulement, il fut un temps où l’intérieur avait perdu cet amour du jeu. L’intérieur des Knicks ne cache pas que le basket lui avait paru « vide de sens » après la mort de sa mère. « Je ne savais pas si je voulais continuer à jouer », avoue Towns, qui trouvera un soutien important en la personne d’Arnie Kander, un préparateur physique et spécialiste du bien-être réputé.
Dans la lignée de Kevin Love et DeMar DeRozan
« Le simple fait d’être écouté, de pouvoir parler à quelqu’un en qui l’on a confiance, de pouvoir vraiment lui confier toute cette douleur et de le laisser comprendre ce que l’on ressent, tout en trouvant les mots justes pour exprimer ses émotions, rend la vie beaucoup plus légère. Et je sentais que je m’allégeais un peu plus à chaque fois que nous discutions », rapporte-t-il.
Un moment sans doute charnière pour celui qui portait encore le maillot des Wolves, et qui s’apprêtait à entamer la seconde phase de sa carrière, à New York. Là où il a atteint son firmament collectif avec l’obtention du titre.
La prise de parole de Towns, qui avait déjà évoqué par le passé avoir connu une crise de panique, s’inscrit dans la lignée des discours de Kevin Love et DeMar DeRozan sur la question de la santé mentale des joueurs.
« Ils ont un tel poids et touchent tant de personnes. Je trouve que c’est révélateur que Towns se sente suffisamment à l’aise pour en parler aussi ouvertement, juste avant le début de la saison », apprécie Rich Kleiman, PDG de Boardroom, manager de longue date de Kevin Durant et nouveau membre du conseil d’administration de « Project Healthy Minds ».
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