Personne ne s’attendait vraiment à le voir sur le parquet à ce stade de la compétition. Mais avec l’absence de De’Aaron Fox, en plus de la blessure de Dylan Harper, Jordan McLaughlin a hérité d’une poignée de minutes lors du Game 2 dans l’Oklahoma.
Sept minutes en tout, pour signer deux paniers à 3-points (6 points, soit son total de points sur ces playoffs avant cette rencontre) et pour satisfaire Mitch Johnson qui ne l’avait mobilisé jusqu’ici qu’à cinq reprises dans ces playoffs, le plus souvent lors de « garbage time ».
Seulement le meneur n’a pas su enrayer une dynamique qui a touché l’ensemble de ses partenaires de banc : un impact négatif sur le score lorsqu’ils étaient en jeu. Keldon Johnson ? -14. Harrison Barnes et Luke Kornet ? -10…
« On doit continuer à faire confiance à la profondeur de notre effectif. Les gars doivent répondre présent quand leur numéro est appelé et nous apporter des minutes de qualité. Et puis, à mesure que la fatigue s’installe et que l’engagement physique augmente, l’intensité est plus que jamais présente, il faut savoir exécuter. C’est un challenge mental, physique et émotionnel », situe le coach des Spurs.
Cette nuit, son banc a apporté 25 points, ce qui est moins que la moyenne sur les playoffs (32.8 points – 4e). Et surtout plus de moitié moins que la production du banc d’en face : 57 unités ! Avec pas moins de quatre éléments à 10 points ou plus, dont l’inévitable Alex Caruso (17 points), le banc du Thunder, dont on ne cesse de louer les qualités ces dernières semaines, a encore fait la différence.
Les titulaires du Thunder soufflent davantage
« Match après match, le banc fait ce que le jeu lui dicte de faire. Et certains soirs, il y a une tonne de tirs qui rentrent et on se laisse simplement porter. J’étais ouvert, alors j’ai continué à shooter. Ce soir, que ce soit Ajay (Mitchell), Cason (Wallace), Jared (McCain) ou moi-même, on essayait juste d’être dans la bonne position pour profiter de ce que le jeu nous offrait », résume Alex Caruso.
Lui et les autres ont offert suffisamment de garanties dans le jeu pour faire souffler les membres du cinq. Seul Shai Gilgeous-Alexander a ainsi joué plus de 28 minutes, contrairement à quatre joueurs des Spurs.
Un luxe que Mark Daigneault utilise et cultive, et dont il aurait tort de se priver. Le coach d’Oklahoma City a par exemple été marqué par l’investissement de Jared McCain qui, en plus de signer 12 points, est allé récolter quatre rebonds défensifs malgré son déficit de taille.
« Il nous faut de la constance. La profondeur de banc, c’est une de nos forces. Jouer vite. Mais on ne peut pas jouer vite si on ne défend pas, si on perd la balle. C’est eux qui profitent de ça. C’est une force commune à nos deux équipes, mais ce sont eux qui ont eu l’avantage sur ce plan-là aujourd’hui », constate Victor Wembanyama.
Après deux matchs dans cette série, le banc des Spurs affiche un « net rating » négatif (-6,6 points contre +2,5 côté Thunder). Une réaction est attendue dans le Game 3, surtout si des absences venaient à se confirmer.
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