Onze ballons perdus, dans un Game 1 de finale de conférence, sur le parquet du champion en titre, c’est le genre de chiffre qui peut coller à la peau. À une unité du record en playoffs, détenu par James Harden avec 12 ballons perdus en 2015, Stephon Castle a parfois offert au Thunder les munitions dont OKC avait besoin pour survivre.
Sauf que Mitch Johnson n’a jamais cessé de lui faire confiance. Le meneur a ainsi joué près de 50 minutes, distribué 11 passes, et il était encore là dans le money-time. Avec ses erreurs, mais aussi avec son aplomb.
« Notre sang-froid a été très bon, du début à la fin du match », estime-t-il. « Les gars étaient fatigués, mais l’exécution, à ce moment-là du match, est tellement importante. On a parfaitement exécuté, surtout en défense. »
C’est en effet tout le paradoxe de son match : Stephon Castle a été dangereux… pour les deux équipes. Pour les Spurs par ses pertes de balle, et pour le Thunder par son agressivité mais également sa capacité à continuer d’attaquer sans répit, malgré le déchet. « On a fait beaucoup de choses mal dans ce match et on a quand même réussi à s’en sortir », reconnaît-il d’ailleurs. « C’est probablement ce qu’il y a de plus rassurant. »
Victor Wembanyama en filet de sécurité
Rassurant, parce que San Antonio a trouvé de quoi compenser. D’abord avec sa défense, puis avec Victor Wembanyama, évidemment. « Vic compense beaucoup de nos erreurs », glisse encore Stephon Castle. « Mais dans l’ensemble, je pense qu’on a été au rendez-vous. C’est ce qui nous a donné l’avantage. »
« On a eu besoin de chaque seconde de tous ceux qui ont joué », rappelait son coach. « Ces cinq gars ont peut-être joué les quinze dernières minutes. Leurs jambes ont commencé à trembler, mais ils se sont repris et ont fini fort. »
Sans De’Aaron Fox, touché à la cheville, Stephon Castle devait absorber une partie de la pression défensive du Thunder. Il n’a donc pas toujours été propre, mais il n’a jamais été abandonné. Sur certaines pertes de balle, Victor Wembanyama venait même lui poser la main sur la tête et le relever. « Il n’y a pas de moment parfait pour être un leader », soulignait Mitch Johnson au sujet du Français. « Il a énormément progressé là-dessus. »
Les Spurs sont encore en apprentissage, et Stephon Castle en est l’un des symboles les plus bruts. « À ce stade du match, les équipes ne peuvent plus vraiment changer grand-chose », explique-t-il. « Il faut juste redoubler d’attention sur les détails, surtout quand les corps sont fatigués. » De quoi flirter avec le précipice… mais aussi réaliser des actions clés, comme cet ultime alley-oop pour Victor Wembanyama dans la deuxième prolongation.
| Stephon Castle | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2024-25 | SA | 81 | 26:41 | 42.8 | 28.5 | 72.4 | 1.1 | 2.6 | 3.7 | 4.1 | 2.0 | 0.9 | 2.2 | 0.3 | 14.7 |
| 2025-26 | SA | 68 | 29:58 | 47.1 | 33.2 | 73.4 | 1.4 | 3.9 | 5.3 | 7.4 | 3.3 | 1.1 | 3.2 | 0.3 | 16.7 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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