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Intérieur fuyant depuis toujours grâce à son adresse à 3-points, Karl-Anthony Towns adore rester au large, et ça lui a été souvent reproché. Mais si depuis deux rencontres l’intérieur All-Star reste à 7m25 du panier, ce n’est pas pour shooter mais pour distribuer le jeu ! Auteur de son premier triple-double en playoffs, l’ancien leader des Wolves s’épanouit dans un rôle de «center forward». A la Nikola Jokic.
« Cela donne une dimension supplémentaire », explique Jalen Brunson à propos de l’utilisation de Karl-Anthony Towns comme point d’ancrage. « KAT prend d’excellentes décisions. Je pense que notre jeu sans ballon, les écrans que nous posons, le rythme de nos coupes l’aident dans ce domaine. Et il a aussi la capacité de battre son défenseur. Cela ouvre énormément de possibilités pour nous. »
Concrètement, Mike Brown a décidé de faire jouer Jalen Brunson sans ballon, et de placer Towns au coeur du jeu, balle en main. Les autres Knicks coupent autour de lui, et la vision du jeu de Towns fait le reste.
«J’ai le sentiment que la passe fait partie de mon jeu depuis mon arrivée dans la ligue» rappelle Towns. «Je sais que parfois les points attirent plus l’attention que la passe, mais je suis content d’avoir l’opportunité de montrer ce que je peux faire dans ce domaine, surtout avec mes coéquipiers qui coupent et bougent dans ces espaces.»
Une autre dimension pour le jeu des Knicks
Pour Towns, qui fait du main à la main, ou qui peut s’ouvrir le chemin vers le cercle après une feinte de passe, la justesse est essentielle dans ce rôle. «Je dois continuer à rester discipliné, continuer à faire le bon choix, que ce soit une action pour marquer ou une “hockey assist” (ndlr : la passe avant la passe décisive). Je pense que ça donne de la vie, ça donne de l’énergie au ballon, et je pense que ça se traduit aussi en défense. Avoir une bonne possession avec du mouvement de balle, ça apporte de l’énergie à notre jeu.»
Pour Mike Brown, à l’origine de cette évolution, ce rôle au large de Towns permet aussi de l’associer davantage avec Mitchell Robinson. Face à des Hawks en déficit de taille, ça fait la différence.
«Je trouve que ça fonctionne bien. Ça nous donne une autre dimension. Dans une série en sept matches, il faut garder l’adversaire dans l’incertitude» conclut le coach des Knicks. «Jouer avec deux grands leur donne une lecture différente du jeu, des deux côtés du terrain. On va continuer à varier.»
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