Dimanche soir, au moment d’attaquer les cinq dernières minutes du Game 4 face aux Raptors, les Cavaliers comptaient huit points d’avance. Après la défaite dans la troisième manche, cette victoire dans le Game 4 allait, plus ou moins, plier la série pour Cleveland et permettre d’aborder sereinement la suite de la série. Sauf qu’on connaît la suite : Toronto va passer un 17-5 et l’emporter pour égaliser.
Comment expliquer un si mauvais virage ? « On n’a pas su mettre des tirs. La réponse, c’est parfois que les tirs ne rentrent pas », répond Donovan Mitchell. « J’ai eu des tirs ouverts, mais j’ai manqué la cible. Aurais-je voulu en mettre plus ? Bien sûr. Je n’ai pas eu l’impression de forcer. Parfois, ça ne tombe pas dedans. »
Plus le même contexte qu’en 2025
Ce n’est pas faux de le dire ainsi, mais c’est un peu court car, avec 32% de réussite au shoot et 13% à 3-pts, on ne peut pas dire que les Raptors ont, eux, mis les tirs… Il ne faut pas négliger les 18 ballons perdus, comme la violation des huit secondes pour passer le milieu de terrain de Mitchell à 40 secondes de la fin, ou encore les 21 rebonds offensifs laissés aux Canadiens, dont quatre dans les cinq dernières minutes.
Bref, Cleveland n’a pas fait un grand match mais, en plus, a raté son « money time ». Ce qui a déjà été observé dans le passé… « On est une équipe différente donc je peux pas m’appuyer sur les difficultés de la saison passée pour expliquer cette soirée », analyse l’arrière. « Le groupe n’est plus le même. On a montré qu’on pouvait conclure les rencontres depuis le transfert. Mais pas ce soir et ça ne doit pas arriver. »
La franchise a fait venir James Harden justement pour ces soirées-là, celle où il faut marquer le panier important au bon moment. Avec le MVP 2018 et Mitchell, les Cavaliers sont censés être à l’abri de ce genre de scénario, surtout quand ils affrontent une équipe qui n’a pas autant d’expérience à ce niveau qu’eux. Les deux leaders affichent ensemble 244 matches de playoffs : bien plus que tout l’effectif de Toronto !
« On avait le sentiment de pouvoir en prendre un, mais on ne l’a pas fait »
« On a été en difficulté pour marquer pendant tout le match, tout comme eux. C’était une de ces rencontres où c’est compliqué de marquer. Un match de playoffs typique. J’ai aimé notre combattivité, on s’est battu comme des fous », remarque Kenny Atkinson, qui reste serein. « Les Raptors ont fait ce qu’ils avaient à faire. Ils sont chez eux, sont censés gagner et c’est comme ça que ça marche. C’est une série classique entre le #4 et le #5 : 2-2. Pas de surprise ni de mystère. »
Néanmoins, côté Donovan Mitchell, la frustration est grande de ne pas avoir pris au moins un match à Toronto. « À 100%. On avait le sentiment de pouvoir en prendre un, mais on ne l’a pas fait », se lamente l’ancien du Jazz. « Maintenant, le défi c’est de mentalement se reprendre à la maison. Ne pas rester ici à baisser la tête. On doit conclure et être meilleur. Ils ont fait leur boulot, en gagnant à domicile, et on doit faire pareil. »
Les Cavaliers ne visent rien d’autre que le titre – Donovan Mitchell ne s’en cache pas du tout – et dès le premier tour, les voilà désormais en danger…
« C’est mental le basket et quand les choses deviennent folles, avec un public en folie, ils accélèrent, puis on fait pareil. On doit rester concentré sur ce qu’on a à faire. Parfois, on a été bon, et à d’autres moments, on n’a pas su bien faire les choses à la fin, ce qui nous coûte le match », conclut James Harden. « On a eu une chance de l’emporter dans le Game 3, et encore une dans cette quatrième manche, c’est clair. On a confiance en nous. »
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