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Touristes, bars, frites McDo… Les Raptors, une machine à cash pour Toronto

Le long parcours des Raptors en playoffs jusqu’en finale NBA est une aubaine inattendue pour la ville de Toronto, tant sur le plan économique qu’en terme d’attractivité.

Seulement 18h30 à l’horloge et Alex ne semble déjà plus savoir où donner de la tête. « Nous n’avons jamais été aussi occupés que durant ces playoffs ! », souffle entre deux commandes la patronne du Loose Moose. Avec on ne sait combien d’écrans en son sein, ce bar situé tout près de la Scotiabank Arena et de son « Jurassic Park », compte parmi les établissements les plus prisés des fans NBA.

Ce soir encore, Game 4 entre Raptors et Warriors oblige, le bar affiche complet avec 800 personnes réparties sur deux niveaux. Ambiance grouillante similaire à quelques mètres de là, sur la terrasse du Jack Astors voisin. « C’est la folie absolue ! », ne se retient pas Lauren. « On a des files d’attente dès 17h30 pour des matchs qui démarrent à 21h, c’est de la folie ! Je suis dans le métier depuis dix ans et je n’ai jamais vu un truc pareil. »

La gérante évoque des recettes d’environ 100 000 dollars les soirs de match…

Comme des envies de Game 7

Comme tous les Torontois, elle rêve d’une victoire finale des Raptors lundi soir. Mais elle sait aussi que la perceptive d’un Game 7, qui aurait lieu dimanche 16 juin toujours à Toronto, permettrait de surfer une semaine de plus sur la folle dynamique locale. « Ouais ce serait bon pour le business ! Dans tous les cas, je serais heureux », nous confie Will, basé plus loin sur Front Street.

Ce dernier, submergé de travail lui aussi, ajoute : « Il a fallu faire des ajustements ces dernières semaines. Certains employés en sont à deux ou trois semaines de travail de suite et enchaînent les journées de 12 ou 13 heures. Mais l’argent rentre. » Une aubaine pour ces serveurs dont le salaire de base est sous le salaire minimum canadien, et pour qui la culture du « tips » (pourboires) est primordiale.

Selon Moneris, importante société canadienne de technologie financière spécialisée dans le traitement des paiements, les transactions dans les bars ont atteint des sommets lors du Game 6 de la finale de conférence par exemple, à l’issue duquel les Raptors ont sorti les Bucks. Des pics enregistrés tant à Toronto (jusqu’à 76% de transactions en plus par rapport à un an plus tôt) qu’à Vancouver ou Calgary. Ce qui prouve que le phénomène Raptors ne se cantonne pas à une ville seule, mais touche une bonne partie du pays.

Toronto « bookée » pour les finales

« Une victoire pour les Raptors est aussi une grande victoire pour les bars », formule Jeff Guthrie,un responsable marketing de la firme. « Cela montre l’importance de ces grands événements sportifs qui poussent les gens à sortir de chez eux et à se retrouver dans des espaces communs. »

Les hôtels profitent également du « gâteau Raptors ». Toronto affiche « absolument complet , lâchait il y a quelques jours Terry Mundel, président de l’association des hôtels du Grand Toronto. Selon ce dernier, les 23 000 chambres d’hôtel de la ville devaient être prises pour les deux premiers matchs de la finale. Côté Airbnb, on constatait une hausse de 24% dans les réservations le soir du Game 1, comparé au même jour un an plus tôt.

Frites gratuites

D’autres acteurs locaux sourient plus ou moins jaune. C’est le cas de… McDonald’s. Quelques jours seulement avant le transfert entre DeMar DeRozan et Kawhi Leonard, l’antenne canadienne de la firme américaine signait un partenariat avec les Raptors : à chaque fois que l’équipe rentre 12 paniers primés dans un match, c’est cornet de frites (taille moyenne) gratuit pour les habitants de l’Ontario le lendemain du match.

Ce qui représente aujourd’hui un manque à gagner d’un peu moins de… 6 millions de dollars canadiens pour McDo, qui ne s’attendait sans doute pas à un tel parcours ! « On croit que ce sera payant à l’avenir », pense malgré tout le franchisé Mike Forman qui, comme d’autres, mise sur le long terme.

Un changement d’image pour Toronto ?

« C’est une opportunité énorme », peut s’enthousiasmer Andrew Weir, vice-président de Toronto tourisme. « C’est l’opportunité de continuer de changer la perception de la ville. Et créer plus d’intérêt, de désir et de demande pour que les gens viennent visiter. »

Il n’est pas rare en effet de croiser, dans « Jurassic Park », des « touristes » venus sous le prétexte Raptors. Exemple avec Peter, qui a assisté à l’un des matchs de la série face aux Bucks, venu à la journée expressément de New York pour voir les Raptors. « Je suis fan des Knicks mais je voulais goûter aux playoffs », nous avait-il glissé en souriant.

« Toronto est connu par beaucoup de gens », poursuit Andrew Weir« Mais il y a toujours beaucoup de gens aux États-Unis et ailleurs qui ne connaissent pas suffisamment bien la ville, qui l’associent au froid du Canada et pensent peut-être qu’il s’agit d’une ville de taille moyenne. » La venue de plusieurs centaines de journalistes internationaux est aussi l’occasion de changer ce biais et de montrer la ville sous son meilleur jour.

« C’est génial de voir que Toronto se fait sa place sur la carte. Les Américains voient de quoi cette ville et ce pays est fait », juge Will, depuis son bar, sans se douter que jusqu’alors, les audiences montrent que les Canadiens sont bien plus passionnés par cette finale que leurs voisins du sud. « L’impact est international, les gens se disent : Wahou, quel endroit génial pour vivre ! »

André Richelieu, Professeur Expert en Marketing du sport basé à l’université de Montréal, cité par Sportbuzzbusiness, estime ainsi que le succès des Raptors pourrait permettre d’attirer « des entreprises, d’autres événements sportifs, voire des résidents. C’est une façon de mettre en valeur et en marché une ville via le sport, ce que l’on appelle le pouvoir du ‘place branding’. »

Dans une ville où l’équipe de hockey, les Leafs, ne gagne plus depuis des années (dernière Stanley Cup en… 1967 et pas une finale de conférence depuis 2002), les Raptors semblent déjà avoir donné un nouveau souffle à la ville. Lundi soir, en cas de victoire, ce sera assurément la tempête.

À Toronto.

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