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Joël Ayayi, l’autre Français de Gonzaga

Après une année blanche à Gonzaga, Joël Ayayi a rejoint Killian Tillie sur les parquets NCAA. Une première saison compliquée pour le Bleuet au sein d’une grosse université.

Avec 13 apparitions en 20 matchs cette saison, Joël Ayayi (1m95, 18 ans) a officiellement débuté sa carrière NCAA avec Gonzaga, aux côtés de Killian Tillie. Mais pour un temps de jeu et un rôle intéressants, il faudra encore patienter : 2 points et 2 rebonds pour six minutes en moyenne. Après son année « redshirt », le jeune meneur tricolore poursuit son apprentissage à grande vitesse chez les Zags, une des équipes qui peut encore viser le haut du panier en mars prochain. Barré par Josh Perkins ou encore Geno Crandall, il garde le sourire et continue à redoubler d’efforts aux entraînements.
Après notre première rencontre l’an passé à son arrivée à Gonzaga, Basket USA a fait le point avec l’ancienne pépite de l’INSEP, pour en savoir plus sur son quotidien chez les Zags, son évolution dans le jeu et au tir notamment. On a aussi discuté avec son coach, Mark Few, pour compléter notre tour d’horizon.

« Je ne suis encore que première année, j’ai encore le temps »

Joël, vous en êtes donc à votre deuxième saison avec Gonzaga, votre première officiellement. Comment ça se passe pour vous. On imagine qu’une année d’expérience fait une énorme différence ? 

« Oui, je me sens mieux au niveau de la langue, pour les cours, sur le campus et sur le terrain aussi. La première année, c’était vraiment une année d’adaptation et là, c’est bon. Je suis dans le grand bain, et je participe aux matchs. »

Vous faites effectivement partie de l’équipe, mais vous ne jouez que très peu, comment gérez-vous ça ? Est-ce nouveau pour vous ?

« Oui, c’est vrai que c’est quelque chose de nouveau pour moi car j’avais l’habitude de jouer par le passé en France. Mais je connais aussi mon rôle. Avec l’âge, les choses vont changer, je ne suis encore qu’en première année, donc j’ai encore le temps. En plus, on a une grosse équipe avec beaucoup de joueurs expérimentés donc il n’y a pas beaucoup de place. Et ça ne me dérange pas trop dans ce sens-là. »

Que vous manque-t-il pour gagner plus de minutes ?

« Je pense qu’il s’agit surtout de la hiérarchie du groupe. Quand on est première année, on ne peut pas trop se permettre de bousculer la hiérarchie. Il y a un équilibre à trouver dans l’équipe, surtout quand on a de telles ambitions. Je prends mon mal en patience et le jour où on me donnera une opportunité, je tâcherai d’être prêt. »

Vous avez davantage joué en décembre avec trois matchs de suite à plus de 10 minutes, quelles ont été les sensations sur les planches ?

« Je me sentais bien. C’était quand même nouveau mais je commençais à trouver de bonnes sensations. Je me sentais de mieux en mieux sur le terrain, avec les coéquipiers. C’était franchement une bonne période pour moi. »

On en avait discuté l’an dernier, mais suivez-vous toujours le même régime de musculation et de renforcement musculaire ? Et aussi un régime alimentaire pour gagner du poids ?

« Je fais encore tout ça. Je fais encore beaucoup de musculation. J’ai toujours des workouts supplémentaires. Le régime alimentaire aussi est resté le même car il faut encore que je gagne du poids. Il n’y a pas grand-chose qui a changé par rapport à l’année dernière, la seule différence, c’est que je peux maintenant obtenir des minutes sur le terrain. »

« J’ai vraiment progressé aux tirs »

Comment vous sentez-vous au niveau du tir ? 

« Le tir, j’ai vraiment progressé. J’ai changé ma mécanique, je suis plus adroit. J’ai plus de rythme. C’est un peu le jour et la nuit par rapport à quand je suis arrivé. »

Quand vous dites : « changer votre mécanique », que voulez-vous dire ?

« C’est un travail quotidien à vrai dire. Des petites choses qu’on peut améliorer chaque jour à l’entraînement. Vu qu’en plus, je continue à prendre du muscle et prendre du poids, c’est en quelque sorte en évolution constante. On y travaille dur. »

Quel est l’aspect de votre jeu qui a le plus progressé depuis votre arrivée ?

« Je pense que c’est le tir ! C’est ça qui a beaucoup changé dans mon jeu. Et puis après, la lecture de jeu avec l’expérience. Plus on emmagasine les répétitions, plus on progresse et ça devient facile. Depuis mon arrivée, ma lecture de jeu et mon QI ont bien progressé aussi. »

Est-ce un travail de diversification offensive pour le tir, avec une palette de floaters, tear drops, etc. ?

« Oui, on développe différents types de tirs. Et petit à petit, plus on progresse, plus on augmente la difficulté du tir. »

On vous avait vu briller au scoring avec les Bleuets, on va vous retrouver encore l’été prochain ?

« Cet été, on a les championnats du monde U19, ça va être cool. On des Européens dans l’équipe ici en plus donc on en parle un peu déjà [dont Filip Petrusev, le jeune intérieur serbe]. Ça va être un gros truc. »

Propos recueillis au Chiles Center, à Portland

L’avis du coach, Mark Few

Comment évaluez-vous la progression de Joël par rapport à sa première saison l’an passé ?

« Joël continue à bien avancer. Ça ne se voit pas en match évidemment car il joue peu mais on peut constater à l’entraînement qu’il progresse aux tirs. Il est aussi de plus en plus à l’aise à la mène pour gérer le ballon. Il a encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver au plus haut niveau des meneurs universitaires cela dit. »

Quels aspects de son jeu sont encore en chantier ?

« Il y a beaucoup de chantiers en cours avec lui. Il doit s’améliorer à tous les niveaux. Déjà physiquement, puis aussi dans la maîtrise de son dribble et dans son tir. Il doit se renforcer musculairement et devenir plus athlétique. Il doit encore passer un cap pour être au niveau des meneurs universitaires en termes de vitesse et de puissance. »

Que voyez-vous aux entraînements que nous ne pouvons voir ?

« Il shoote beaucoup mieux. Il commence à être suffisamment rapide et réactif pour qu’on puisse le mettre sur le terrain. Il peut à peu près tenir le choc défensivement. Mais il a encore beaucoup de pain sur la planche pour arriver au niveau des meilleurs meneurs. Et c’est ce qu’on vise avec lui. »

À lire aussi : Joël Ayayi, ou la découverte de la NCAA à 17 ans

Son premier panier en NCAA

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Basket USA

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