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Alonzo Mourning, le guerrier miraculé

zo mourningC’est l’un des plus grands guerriers des années 90-00 et un homme qui s’est relevé d’une terrible maladie…

Ancien pivot du Heat, champion 2006, Alonzo Mourning (47 ans ce 8 février) est l’un des plus grands intimidateurs de l’histoire de la NBA. Deux fois meilleur défenseur de la ligue, Mourning était un combattant à la manière de ses grands adversaires, Patrick Ewing et Dikembe Mutombo, sortis comme lui de Georgetown.

Un combattant dans la vie aussi puisqu’il retrouvera les terrains après une greffe d’un rein !

Drafté en 1992, comme Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning est choisi par Charlotte et forme avec Larry Johnson un duo aussi explosif que populaire. C’est l’époque où les Hornets sont l’équipe la plus sexy de la NBA, trouble-fête de la ligue avec un jeu flashy et des stars médiatisés. Des stars qui, dans la coulisse, se jalousent…

En 1995, Mourning tape dans l’œil de Pat Riley alors homme à tout faire de Miami. « Mister Gomina » ne compte pas ses sous, et lâche 105 millions pour le recruter ! Sous sa coupe, « Zo » devient alors l’un des meilleurs pivots de la ligue et forme avec Tim Hardaway un duo qui emmène le Heat au sommet.

En 1999, il est carrément candidat au titre de MVP de la saison avec plus de 20 pts, 11 rebonds et presque 4 contres par match. Mais les Knicks et les Bulls auront chaque saison la peau du Heat.

Le drame…

En 2003, celui que l’on surnommait “Bad Zo” passe sur le billard pour une transplantation rénale. Pour beaucoup, c’était synonyme de fin de carrière.

Il m’a fallu beaucoup de patience et de sacrifice pour en arriver là. Sans la santé, il est difficile de faire quelque chose de sa vie. Pas uniquement pour vous, mais aussi pour votre famille. Après ce que j’ai vécu, je savoure aujourd’hui chaque minute de ma vie, et puis n’oubliez pas qu’il ne faut jamais sous-estimer le coeur d’un champion” déclare Mourning en reprenant la célèbre phrase de Rudy Tomjanovich, alors coach des Rockets.

Mais, sur le terrain, comme dans la vie, Mourning est un battant. Sept fois All-Star et champion olympique, il annonce à ses proches qu’il est prêt à faire tous les sacrifices possibles pour revenir au plus haut niveau, et tenter de gagner cette bague qui manque à sa collection.

Novembre 2004, il signe alors à New Jersey. Exceptionnel de courage et de professionalisme, il répond aux attentes de ses dirigeants avec 10 pts et 7 rbds de moyenne.

Mais la NBA est un business, et pour récupérer Vince Carter, New Jersey envoie Zo’ Mourning à Toronto. Ecoeuré, l’ancien pivot de Charlotte boude. Il refuse de jouer pour les Raptors et il parvient à rompre son contrat.

… et la résurrection

A la fin de cette même saison, un coup de fil de Pat Riley, président du Heat. Il a déjà eu Zo sous ses ordres et il lui propose d’être le back-up de Shaquille O’Neal. Zo’ accepte même s’il a quelques difficultés à être rentable sur une dizaine de minutes.

Début de la saison 2005/06, le duo O’Neal-Mourning est reconduit. Le Shaq, malgré un gros régime estival, n’est pas au top. Plus que jamais, il mérite son surnom de Diesel. C’est la chance de Mourning, et Zo’ voit son temps de jeu augmenter et il devient presque le 6e homme du Heat.
En défense, il est redevenu l’intimidateur qu’il était. Pour preuve, il termine 3e meilleur contreur de la ligue avec 2.7 cts/m pour seulement 20 minutes de temps de jeu.
Ses perf’ sont en dents de scie mais il est indispensable. En playoffs, il va peu jouer (10 minutes en moyenne). Il a du mal à suivre le rythme et face aux Bulls et aux Pistons, il n’aura quasi aucune influence sur le jeu.
Mais au fond de lui, une seule chose compte : gagner ce titre.

Héros du game 6 des Finals

Et c’est donc, dans le Game 6 des Finals, que Mourning va réaliser son meilleur match. 8 pts, 6 rbds et surtout 5 cts en 14 minutes. C’est lui, dans les 3e et 4e quart-temps, qui va permettre au Heat de faire le break. C’est lui qui va bâcher Jason Terry en second rideau en toute fin de match. Après ce contre, il gesticulera au sol. Comme un universitaire. A la fois empli de rage et de joie.
Et puis, il ya cette image. Il reste quelques secondes à jouer. Le Heat repousse les derniers assauts des Mavs. Sur la touche, Zo’ est debout. Il ferme les yeux et met ses mains sur son visage. Il jette un oeil au score.
Il n’en croit pas ses yeux. Il tient enfin sa première bague. Il ne saute même pas de joie. Tout est en lui. Il revoit son opération. Il revoit l’annonce de se retraite en 2002. Tout défile dans sa tête pendant que ses coéquipiers sautent partout.
Et puis, dans les vestiaires, Zo’ se lâche.

Je savoure ce titre plus que personne. Je remercie Dieu de m’avoir offert une seconde vie. Je le remercie de m’avoir permis de rejoindre une telle équipe avec de telles personnes passionnées” conclut-il en sirotant une coupe de campagne.

C’est sa première goutte d’alcool en six ans…

Victime d’une rupture d’un tendon du genou en décembre 2007, il se retire des terrains sur une civière en étant notamment le 11e meilleur contreur de l’histoire. Si l’on excepte le numéro 23 de Michael Jordan, il devient l’année d’après le premier joueur à voir son maillot retiré à Miami. Aujourd’hui, il est vice-président du Heat chargé de la formation des joueurs, et son influence sur la franchise reste immense.

Stats en carrière : 17.1 pts, 8.5 rbds, 2.8 cts en 838 matches.

UN MIX EXCEPTIONNEL : The Power and Fury of Zo

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