Deux titularisations, deux bouts d’autres matchs et enfin deux « DNP » (« N’a Pas Joué »). Après seulement une poignée de matchs en NBA, Bryce Hopkins a déjà connu des mises en situation très diverses avec les Nuggets.
La nuit passée face aux Raptors, alors qu’il n’avait pas été utilisé lors des deux rencontres précédentes, le rookie a bénéficié de 27 minutes de jeu. Un choix de David Adelman lié au fait que DeMar DeRozan était sur la touche en raison de soucis de dos.
« DeMar est forfait. D’accord, c’est au tour de Bryce. Donnons-lui sa chance. (Les jeunes) méritent ça par le respect dont ils font preuve en se comportant en professionnels au quotidien. Et on a eu de la chance. C’est la moitié du chemin en NBA quand tu es nouveau, et Bryce a fait ce qu’il fallait », salue son coach.
Ce dernier précise d’emblée : « Les soirs où Bryce n’a pas joué, ce n’était pas par manque de confiance. Il a mérité ça pendant la présaison. Mais c’est de la régularité au quotidien. Et je le répète tout le temps. C’est dans le développement du joueur. »
Un processus naturel donc, pour ce rookie passé par les universités de Kentucky, Providence et St. John’s avant d’être drafté par les Nuggets au second tour en juin dernier (49e choix). Malgré une utilisation très aléatoire, son coach voit « beaucoup de choses positives » dans ce que le rookie fait.
Adoubé par Nikola Jokic
Celui-ci n’a pas déçu pour son cinquième match en carrière. En 27 minutes, il a signé 18 points à 6/7 aux tirs, avec 4 rebonds et 2 passes. Il a surtout montré qu’il n’avait pas froid aux yeux pour aller attaquer le cercle.
« J’ai le sentiment d’être un joueur très polyvalent, capable de créer du jeu, avec ou sans ballon. Peu importe ce que l’équipe attend de moi, je sens que je peux le faire. Mon impact physique est un atout majeur, aussi bien en défense qu’en attaque. La première étape est d’être prêt à faire les petites choses. C’est comme ça qu’on obtient du temps de jeu au début de sa carrière, selon moi », pose le rookie.
Une mentalité également appréciée par le leader de l’équipe, Nikola Jokic, qui croit « vraiment » en lui, et en qui il voit déjà un jeune professionnel en train de prendre les bonnes habitudes.
« Même dans les deux dernières minutes, il mettait de la pression sur le porteur de balle. Il essayait de bien faire les choses, d’attaquer la peinture, d’être solide. […] Rien que de petits gestes, prendre des rebonds, faire l’écran-retard, se battre sur les écrans… Il peut beaucoup nous aider », assure le Serbe pour finir.
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