Le Liberty est mené 2-0 face au Dream au terme d’un Game 2 riche en rebondissements. D’abord, il y a eu ce tir à 3-points de Marine Fauthoux qui a envoyé le match en prolongation. Dans la période supplémentaire, Atlanta mène d’un point lorsque Sabrina Ionescu perd le ballon. Contraintes d’arrêter le chronomètre, les joueuses de Chris DeMarco envoient Angel Reese sur la ligne des lancers francs, et l’intérieure du Dream ne tremble pas.
Pendant qu’Angel Reese est sur la ligne, Breanna Stewart se rapproche du corps arbitral pour savoir si son équipe dispose encore d’un « reset timeout ». Apparu en 2024, ce temps mort spécial permet, dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps ou d’une prolongation, d’interrompre le jeu et, sous certaines conditions, d’avancer le ballon en zone avant, sans regroupement autour de l’entraîneur.
Ainsi, New York aurait pu récupérer le cuir dans le camp du Dream, sans avoir à effectuer la remontée de balle.
C’est ici qu’intervient la controverse puisque l’arbitre Kevin Fahy annonce à Breanna Stewart qu’il ne sait pas si le Liberty dispose encore d’un « reset timeout ». Après avoir vérifié auprès de la table de marque, il lui répond que non, ce qui contraint New York à effectuer sa remise en jeu depuis sa ligne de fond. Problème : le Liberty n’avait pas encore utilisé ce temps mort spécial.
« Je ne blâme pas les arbitres, mais lorsque je leur demande si nous avons un ‘reset timeout’ et qu’ils me disent tous les deux que non, alors que nous avons terminé la rencontre sans l’avoir utilisé, c’est assez frustrant », commente Breanna Stewart après la rencontre. « Certes, j’ai eu un bon tir dans les derniers instants, mais nous aurions aimé avoir plus de clarté sur la situation. »
Les arbitres ont une autre version de l’histoire…
Sabrina Ionescu ajoute qu’elle a également demandé si son équipe disposait encore d’un « reset timeout », tout comme plusieurs membres du staff de Chris DeMarco. Selon elle, la réponse a chaque fois été négative.
« J’ai l’impression que c’est inacceptable dans la mesure où nous avons demandé plusieurs fois et qu’à chaque fois, on nous a dit non », regrette ainsi la meneuse de jeu du Liberty. « Nous ne pouvons rien y faire maintenant. Cela arrive de faire des erreurs, mais c’est une erreur qui coûte cher. »
Néanmoins, le corps arbitral a de son côté livré une version différente après la rencontre.
« Entre les deux lancers francs de Reese, Stewart se tenait derrière l’arbitre Fahy lorsqu’il a confirmé avec son partenaire que le Liberty disposait de son ‘reset timeout’ », explique l’arbitre en chef, Fatou Cissoko-Stephens.
Mais selon la version des officiels, cette information n’a pas été communiquée aux joueuses car il n’y a pas eu, selon eux, de dialogue sur le sujet entre le corps arbitral et les membres du Liberty…
Quoi qu’il en soit, New York n’a pas pu profiter de cette possibilité pour avancer le ballon dans les dernières secondes. Et le Liberty est désormais mené 2-0 dans cette demi-finale des playoffs. Pour tenter de sauver leur saison, les coéquipières de Pauline Astier et Marine Johannès disputeront le Game 3, décisif, à domicile ce vendredi.
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