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Donovan Mitchell défend James Harden et veut poursuivre l’aventure avec lui

NBA – Les deux leaders de Cleveland n’ont joué ensemble que trois mois et cette défaite en finale de conférence est autant décevante que pleine de promesses à leurs yeux.

Maintenant que la saison de Cleveland est terminée, comment analyser l’association Donovan MitchellJames Harden ? Selon l’angle, les réponses seront différentes. Si on regarde les simples résultats, les Cavaliers ont atteint la finale de conférence, ce qui est leur meilleur résultat depuis 2018 et le départ de LeBron James. Faire venir James Harden, en cours de saison, pour franchir un cap était l’objectif et, de ce point de vue, c’est assez réussi.

Sur la forme en revanche, c’est plus contestable. Déjà parce que la série contre les Knicks a été courte (4-0) et parce que le MVP 2018 n’a pas réalisé des performances suffisantes pour un joueur de son calibre. Il a même été clairement ciblé par ses adversaires, se transformant en boulet pour Kenny Atkinson.

Mais après tout, ce duo n’a eu que trois mois pour s’exprimer et c’est donc rempli de promesses que Donovan Mitchell va donner son avis sur son compère. « J’espère qu’il veut revenir », glisse-t-il alors que le barbu possède une dernière année de contrat sous option, qu’il peut ou non activer.

La faute des journalistes si James Harden est très critiqué ?

« Il a aidé ce groupe et moi-même à aller là où je n’avais jamais été. Cela dit, cela a demandé trois mois de travail, de pression et on a désormais un été entier de discussions, de vidéo, de travail en commun et un training camp devant nous », se réjouit l’arrière. « On ne fait pas toujours des transferts à la date limite pour progresser. Beaucoup d’équipes qui gagnent le titre ne font pas ça et on l’a fait. C’est pas mal du tout, mais pas assez. »

Les deux hommes partagent des cicatrices intenses en playoffs, aucun n’ayant réussi à gagner le titre malgré des performances offensives impressionnantes au fil des années. C’est presque comme si Donovan Mitchell avait eu à ses côtés une version de lui-même évoluée puisque James Harden a été MVP, a joué des Finals, mais peine toujours à convaincre au plus haut niveau. Pourquoi est-on si dur avec l’ancien meilleur marqueur de la ligue ?

« On néglige son leadership, l’aspect humain et sa personnalité. Les aspects positifs, soit dit en passant. On néglige la force qu’il donne aux gens, sa grandeur aussi. Je dis ‘on’ mais je veux vraiment dire ‘vous’. Vous tous. Désolé », lance le septuple All-Star aux journalistes. « Il a révolutionné le basket. On vit dans une culture tellement obsédée par les titres qu’on peut écarter un joueur simplement parce qu’il n’a pas gagné. Ça dépasse le basket : en 75 ans, personne n’a été capable de faire ce qu’il fait. On pourrait dire la même chose sur Stephen Curry, Allen Iverson, Michael Jordan. Je comprends l’idée de ne pas avoir atteint un certain niveau mais j’ai le sentiment qu’on ne parle pas assez de sa grandeur, de la personne qu’il est. »

Accepter de partager les possessions

On l’a compris, « Don » veut poursuivre l’aventure avec son coéquipier, qu’il espère meilleure encore avec plusieurs mois de vécu commun. Qu’en est-il du principal intéressé ? « Sans lui, cette équipe n’en serait pas là où elle en est aujourd’hui », estime le neuvième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA en parlant de Donovan Mitchell. « Je suis certain qu’il veut progresser et faire le nécessaire pour aller encore plus loin. »

Avec James Harden à ses côtés, donc. Mais ce dernier se voit-il rester dans ce rôle de lieutenant, où son impact est moindre par rapport à ses belles années ? Et ce duo peut-il vraiment porter Cleveland vers les sommets ?

« Quand il est en forme, qu’il est agressif, ça me donne l’occasion de jouer sans ballon, de le laisser faire son truc. Parfois, on se retrouve coincé, à attendre et à ne pas toucher le ballon pendant quelques possessions. Il faut l’accepter », constate l’ancien de Brooklyn et Houston. « Ce n’était pas vraiment le cas lors de mes dernières expériences. J’avais toujours le ballon dans les mains. Dans ces situations, d’un point de vue interne, c’est mieux pour l’équipe mais, vu de l’extérieur, on peut penser que je ne suis pas assez agressif. Il s’agit de savoir comment jouer avec et sans le ballon, savoir quand il faut être agressif, quand il faut faire la passe. Globalement, on a bien réussi mais, avec l’été et la saison prochaine, on va trouver des manières de faire encore mieux. »

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Rédacteur de contenu sur les paris sportifs Jonathan Demay

Passionné d'histoire de la NBA, Jonathan a très tôt rejoint l'équipe de Basket USA, en décembre 2008.

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