La ruée vers la NCAA des jeunes talents internationaux pourrait connaître un très sérieux coup de frein. Alors que les universités américaines disposent d’arguments financiers inédits, entre NIL et partage de revenus, la NCAA a transmis début mai à ses membres de nouvelles indications sur l’éligibilité des étudiants/athlètes.
Selon Sports Illustrated, le texte vise surtout les prospects qui ont déjà évolué dans un cadre professionnel. Un joueur ayant signé, joué ou reçu une rémunération d’une équipe appartenant à une ligue dont le salaire minimum dépasse les « frais réels et nécessaires » pourrait perdre son éligibilité universitaire. La NCAA cite la NBA, la WNBA, la NFL ou la MLB, mais la logique pourrait aussi concerner les grandes ligues européennes de basket.
C’est là que le sujet devient explosif. Avec le règlement « House », les écoles engagées dans le nouveau modèle peuvent verser directement de l’argent à leurs athlètes, avec un plafond fixé à 20,5 millions de dollars pour 2025/26. À cela s’ajoutent les contrats NIL classiques, même si ceux de plus de 600 dollars doivent être déclarés.
Fin de l’exode ?
Pour les meilleurs jeunes Européens, le calcul avait ainsi changé et la NCAA devenait une option, sportive et financière, particulièrement intéressante. Plusieurs joueurs passés par l’Euroleague avaient d’ailleurs obtenu le feu vert ces derniers mois, encourageant les programmes à recruter de plus en plus agressivement.
Cette mise à jour risque de rebattre les cartes. Elle ne vise pourtant pas directement les joueurs étrangers mais elle peut fermer la porte à ceux qui ont déjà touché de l’argent dans un championnat jugé trop professionnel.
Une perspective qui ne devrait évidemment pas déplaire aux clubs européens. Ces derniers ont vu de plus en plus de jeunes talents filer vers la NCAA, attirés par des montants parfois très supérieurs à ceux proposés en Europe, sans que les clubs formateurs puissent obtenir de compensation. En France, les départs récents d’Ilias Kamardine, Roman Domon, Wilson Jacques, Evan Boisdur, Clarence Massamba ou Yohann Sissoko vers les Etats-Unis ont illustré cette nouvelle tendance. Si la NCAA venait réellement à durcir l’accès de ces profils à son championnat, le Vieux Continent pourrait donc y voir un moyen de limiter l’exode de ses meilleurs prospects.
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