« Je dois simplement être meilleur, sans excuse. » Après le Game 4 face aux Cavaliers, Jalen Duren n’avait pas cherché à se cacher. Il faut dire que le pivot des Pistons venait de vivre un nouveau match compliqué dans une campagne de playoffs qui a sérieusement terni la progression affichée cette saison.
Car en saison régulière, l’intérieur de Detroit avait changé de dimension : 19.5 points et 10.5 rebonds de moyenne, une sélection au All-Star Game, et le développement d’un pivot puissant, vertical, bien meilleur dans sa protection du cercle et dans sa capacité à servir de point d’ancrage à Cade Cunningham dans la raquette adverse.
Quelques semaines plus tôt, après la qualification face au Magic, il répondait encore aux critiques avec aplomb. « Je sais qui je suis, je sais quelle est cette équipe. Tout ce bruit extérieur, je sais que les médias créent des histoires. Mais dans le vestiaire, nous savons qui nous sommes. Nous sommes des chiens. »
Sauf que le bruit extérieur n’a pas disparu, au contraire. Sur tous les playoffs, Jalen Duren est tombé à 10.2 points, 8.5 rebonds et un TS% (qui mesure l’efficacité globale au tir, en intégrant 2-points, 3-points et lancers-francs) de 55.3% en 14 matchs, alors qu’il était de 68.8% en saison régulière. Dans le Game 7 perdu contre Cleveland, Jarrett Allen l’a même dominé au scoring, 23 à 7, symbole d’une série où la raquette des Cavs a fini par l’étouffer.
Un pivot privé de ses paniers faciles
En saison régulière, Jalen Duren était ainsi l’un des intérieurs les plus rentables de la ligue près du cercle : 67.3% de réussite sur 10.6 tirs par match à moins de 2m50 du panier. Sur ces playoffs, son volume est tombé à un peu plus de sept tentatives dans cette zone, pour seulement 50% de réussite. Autrement dit, les défenses d’Orlando puis de Cleveland ont transformé son territoire naturel en zone de doute, sans les espaces dont il avait l’habitude.
Le problème, c’est également le timing. Jalen Duren doit justement négocier son avenir avec les Pistons cet été…
NBC Sports rappelait qu’il peut obtenir un contrat maximum pouvait grimper à 239 millions de dollars, voire 287 millions en cas de sélection All-NBA, avant de citer un dirigeant de l’Est : « Ce n’est pas un joueur max, mais ils vont probablement devoir lui donner le max. » Une phrase qui résume le dilemme de Detroit.
Jalen Duren n’a toutefois que 22 ans, il sort d’une saison régulière de All-Star, et les Pistons n’ont pas vraiment intérêt à perdre un intérieur aussi jeune et prometteur, dont la production dépend de ses créateurs de jeu.
Reste que sa chute au scoring est historique : parmi les All-Stars ayant disputé au moins 10 matchs de playoffs, seul Wilt Chamberlain en 1962 a connu une baisse plus brutale, et c’était pour tourner à 35 points de moyenne…
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