Au regard de l’ensemble des playoffs, la statistique a largement de quoi ravir Kenny Atkinson. Face aux Pistons lors du Game 7, son « backcourt » n’a perdu qu’un seul ballon. Un total notable quand on sait que James Harden en perd 4.8 par rencontre (2e des playoffs derrière Cade Cunningham), et Donovan Mitchell 2.4 de plus.
De quoi faire de Cleveland l’une des équipes les plus gaspilleuses de ces playoffs. « Cela faisait partie de l’entame de match dont on parlait. On ne peut pas perdre le ballon quatre fois dans les cinq premières minutes », rappelle le coach, avant d’évoquer un « ajustement tactique » : « Éviter (Ausar) Thompson. »
À l’instar de son frère Amen à Houston, l’ailier des Pistons a ainsi joué les épouvantails durant ces playoffs. Le joueur des Pistons a terminé parmi les meilleurs intercepteurs (2 par match) et contreurs (1.8) de ces playoffs. Dans le Game 7, il a contré une tentative de dunk de Jarrett Allen, puis balayé une tentative de « floater » de Mitchell.
Kenny Atkinson n’avait jamais vu ça
Décisif en défense devant James Harden lors du Game 2, Ausar Thompson a multiplié les gestes impressionnants de ce côté du terrain, à l’instar de son contre à deux mains sur une pénétration de Max Strus ou de multiples pertubées. Résultat, les Cavs ont tout fait pour ne pas y être confronté.
« On s’est juste dit que s’il était près du ballon, il fallait faire la passe à quelqu’un d’autre. Et ça, c’est quelque chose que je n’avais encore jamais vécu en NBA. L’un d’entre vous (parmi les journalistes) l’a dit l’autre soir, ce gars-là est le meilleur… enfin… lui et son frère, j’imagine », poursuit le coach en pensant à Amen, autre phénomène de la nature, mais davantage développé offensivement jusqu’ici.
« C’est simple, je n’ai jamais rien vu de tel : même si vous avez un super joueur avec le ballon et qu’il est sur lui, il faut faire la passe à quelqu’un d’autre. On a demandé à Evan (Mobley) de remonter le ballon plus que jamais dans cette série à cause de lui, à cause de Thompson. Et ils ont d’autres bons défenseurs aussi. C’est juste que c’était capital de ne pas perdre de ballons », termine Kenny Atkinson, dont l’ajustement a été payant.
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