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Les Wolves ont fini par payer cher leur irrégularité

NBA – Anthony Edwards et ses coéquipiers ont soufflé le chaud et le froid pendant la saison régulière, attendant les playoffs pour vraiment se mettre à jouer. Ça n’a pas fonctionné.

Après deux saisons de suite en finale de conférence Ouest, les Wolves commencent à trouver la saison régulière un peu longue et sans grand intérêt. Cela s’est bien vu cette année, avec une équipe encore plus irrégulière que par le passé. Des séquences très positives ont succédé à des moments bien plus compliqués, et inversement.

Utiliser la saison régulière comme une grande répétition, sans afficher de manière constante son meilleur visage, avant de monter d’un cran en playoffs est une option classique, notamment chez des équipes très expérimentées. Sauf que ça ne fonctionne pas toujours.

« Il faut écouter les coaches. On a eu du mal à assimiler les consignes, à les mettre en pratique sur le terrain et à essayer de faire les choses de notre côté. Le problème est là », admet Anthony Edwards. « On est censé se forger des habitudes de champions pendant la saison régulière. On n’a pas construit ces habitudes pendant la saison régulière. »

Contrairement au Thunder depuis quelques saisons ou aux Spurs durant cet exercice 2025/26. Ces équipes, qui ont éliminé les Wolves ces deux dernières saisons, ont une identité forte même pendant les rencontres anonymes de l’hiver. Là où Anthony Edwards et sa bande se mettent à jouer uniquement les gros matches, puis au printemps.

Cette logique qui consiste à « appuyer sur le bouton » et à jouer sur commande est critiquée par Chris Finch, et surtout elle comporte d’importantes limites.

« C’est notre faute, c’est la mienne. C’est une question de discipline », insiste l’entraîneur de Minnesota. « La discipline nécessaire pour faire ce qu’il faut faire est plus importante en playoffs et par moments, la nôtre a été inégale. C’était pareil l’an dernier contre Oklahoma City. »

« Pas de place pour ce manque de constance quand on veut remporter un titre »

Mike Conley l’avait bien cerné : les Wolves marchent à l’émotion. Quand ça tourne parfaitement, ça donne la série contre les Nuggets, et ce, malgré les blessures. Quand ça ne tourne pas, en revanche, il n’y a pas de plan B, faute de travail intensif pendant la saison régulière.

« C’est quelque chose que j’ai remarqué fortement dans n’importe quelle équipe dans laquelle j’ai joué : les habitudes construites pendant la saison régulière comptent énormément », constate le meneur de jeu, qui n’a pas l’intention de prendre sa retraite« Les plus jeunes ne le voient pas sur le coup, mais ça finit par se voir, dans les moments où c’est le plus nécessaire. Quand il faut faire l’action de plus à deux secondes de la fin, pour aller chercher un rebond, même quand on est fatigué, ou revenir en défense. »

Et tout cela, si ce n’est pas fait en saison régulière ou seulement de manière sporadique, c’est complexe d’imaginer le mettre en place en playoffs, quand le niveau et l’intensité augmentent.

« On n’active pas cela d’un simplement claquement de doigts. C’est quelque chose qu’on a déjà ou qu’on veut installer pendant le training camp et ça devient alors une partie de soi », ajoute Mike Conley, qui ne croît pas non plus à l’idée d’appuyer sur le bouton et tout se mettra alors en place. « On a eu du mal avec ça toute l’année. Quand on y parvenait, on pouvait battre nos adversaires, on a pu jouer à notre plus haut niveau et on a montré de quoi on était capable. Et à d’autres moments, on n’y arrivait pas de manière constante. Et il n’y a tout simplement pas de place pour ce manque de constance quand on veut remporter un titre. »

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Rédacteur de contenu sur les paris sportifs Jonathan Demay

Passionné d'histoire de la NBA, Jonathan a très tôt rejoint l'équipe de Basket USA, en décembre 2008.

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