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« OK, ça me paraît tout à fait plausible. » Voilà comment Fred VanVleet aurait réagi si on lui avait annoncé, en amont de la saison, qu’il allait être bloqué à l’infirmerie tout au long de l’année, mais que sa formation parviendrait quand même à remporter 52 matchs, avant d’affronter les Lakers au premier tour.
« Et les pousser jusqu’à un Game 6 sans KD (Kevin Durant). Ce n’est pas un échec. Je n’aurais pas à rougir de ça », formule le meneur de jeu, grand absent de la saison des Rockets, avec Steven Adams. Un positionnement d’ensemble plus nuancé lorsqu’il rentre un peu plus dans le détail de cette saison qualifiée de « frustrante et décevante » par le GM Rafael Stone.
« Après, quand on a la tête dedans, c’est une autre histoire. Il y a des soirs où ça fait mal aux yeux. On gâche des avances, on fait des boulettes, et les performances des gars jouent aux montagnes russes. Donc si on se laisse embarquer dans cet ascenseur émotionnel, c’est clair qu’on passe par tous les états. Je sais que c’est parfois difficile à gérer pour les fans parce qu’ils sont tellement passionnés. Ils veulent que tout soit parfait, tout le temps », poursuit l’ancien joueur des Raptors.
Or, sa formation a parfois brillé par son inconstance et n’a pas été capable de passer l’obstacle des Lakers très diminués. Mais le vétéran de 32 ans préfère retenir le positif. Comme le fait que Kevin Durant a pu disputer 78 matchs, que Amen Thompson s’est développé sur le poste de meneur de jeu pour compenser, ou que Reed Sheppard a franchi « un cap majeur dans son développement ».
« Je sais que j’apporte de la valeur. »
« Alpi (Alperen Sengun) a eu des hauts et des bas, mais vu la manière dont il a commencé et dont il a fini, on a bien vu de quoi il était capable. Et il est encore sacrément jeune. Jabari (Smith Jr.), vous savez tout le bien que je pense de lui, c’était top de voir sa progression. Idem pour celle de Tari (Eason) dans un vrai rôle, en étant parfois titulaire et en jouant des minutes importantes », continue de distribuer VanVleet.
Celui-ci en vient à rappeler que les Rockets ont connu un virage éclair, avec un cinq majeur, composé un an plus tôt de Jalen Green, Dillon Brooks et lui, largement remodelé du fait de l’arrivée de « KD ». Seulement VanVleet et lui n’ont même pas eu le temps de s’entraîner ensemble.
« Je me suis blessé avant qu’on commence à s’entraîner, donc on n’a même jamais pu voir ce que ça donnait. Il n’y a aucune continuité. Notre système a changé. Tout a changé. Je suis fier des gars pour avoir tenu le coup, et fier aussi des progrès que les jeunes ont faits en chemin. Chacun d’eux a beaucoup grandi individuellement au milieu de ce qui a finalement été une saison en dents de scie », dit-il.
Houston tentera ainsi de profiter de son retour pour faire mieux l’an prochain. « Je sais que j’apporte de la valeur. Je sais ce que je vaux, et je sais qu’on sera une meilleure équipe. Ça a toujours été le cas partout où je suis passé. Je vais rendre l’équipe meilleure rien qu’en étant disponible et en apportant mon énergie. Mon leadership et mon esprit de compétition, c’est ma marque de fabrique. J’essaie de bonifier tout. Je ne dis pas que j’y parviens à chaque fois ou non, mais c’est comme ça que je vois les choses », termine-t-il.
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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