« C’était le discours à la mi-temps, bien sûr (rires) ! » Interrogé sur la folle série réalisée par ses joueurs dès l’entame de la seconde période lors du Game 4 face aux Pistons, Kenny Atkinson ironise en attribuant ce sursaut d’énergie à ses paroles dans le vestiaire.
« (Plus sérieusement) Absolument pas. On pensait jouer correctement. On était en retard au score, mais on avait le sentiment d’être sur la bonne voie. Le changement, c’était qu’on devait jouer avec plus de rythme. On remontait le ballon si lentement », poursuit le coach des Cavs.
Alors son équipe a appuyé sur l’accélérateur. Menés de quatre points à la pause (52-56), les Cavs ont pu compter sur l’énergie de Donovan Mitchell pour s’envoler. Une coupe vers le cercle pour être servi par James Harden, un 2+1 près du cercle en transition, un panier à 3-points après une bonne circulation en transition : Cleveland avait déjà repris l’avantage grâce à ce 8-0 personnel (60-56).
« Ils installaient leur défense. C’était le point crucial. On en a profité à la mi-temps. On doit remonter le ballon plus vite. Ils sont très, très bons en défense sur demi-terrain. Donovan a commencé à trouver des solutions en jeu de transition. C’est là qu’il est le meilleur. J’ai trouvé que c’était la clé », continue le coach, alors persuadé qu’en jouant plus en rythme, ses joueurs parviendraient plus facilement au cercle.
Confirmation sur la possession suivante avec Harden qui allait trouver Jarrett Allen sous le cercle en attirant deux défenseurs adverses. « Nos titulaires n’ont pas été supers pour démarrer les matchs et les mi-temps. Cette soirée représentait une très bonne opportunité de le faire et on l’a fait. […] En démarrant comme ça, c’est une tout autre affaire parce que notre énergie évolue et c’est comme ça que cela doit être », juge le barbu.
Des temps-mort sans effet pour J.B. Bickerstaff
La « Cavalanche », pour reprendre le bon mot du commentateur TV local, n’allait pas s’arrêter avec une nouvelle belle séquence en rythme, où quatre joueurs des Cavs ont touché le cuir, aboutissant à un panier primé de James Harden cette fois. Nouveau temps-mort pour un J.B. Bickerstaff désœuvré (68-56).
« Le mouvement du ballon était incroyable. Trois ou quatre fois, le ballon passait du corner à l’aile, à la tête de raquette. C’est dur à contenir pour n’importe quelle défense. Nous avons bien réussi à laisser passer l’orage, pour ainsi dire », formule Mitchell, qui a ensuite intercepté un ballon, puis converti encore deux paniers supplémentaires.
Au final, grâce aux 15 points de l’arrière sur cette séquence, les Cavs ont signé un run de 22-0 (et même un 24-0 en tenant compte du dernier panier de la première période), soit la deuxième plus longue série de points marquée par une équipe en playoffs depuis 1998. « Ils sont revenus avec plus d’intensité que nous. On avait quatre points d’avance, mais ils se sont montrés très agressifs des deux côtés du terrain, et on n’a pas réussi à répondre », ne peut que constater le coach d’en face.
Dépassés par le rythme imprimé, ses Pistons ont été privés de paniers pendant six minutes. Surtout, ils n’ont jamais vraiment été en mesure de se relever après ce passage. Au démarrage du dernier quart-temps, ils avaient encore 13 points de retard.
« On doit mieux aborder le troisième quart-temps. Évidemment en défense, mais aussi en attaque, où on doit rester organisés et ne pas laisser le bruit ambiant nous désorganiser. Si (Mitchell) voit une brèche, il va s’y engouffrer. […] On va rester physique avec lui et continuer à pratiquer notre basket. Il s’est libéré ce soir, mais on sera de retour au prochain match », promet Cade Cunningham.
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