« C’est une information, pas une question », renvoie avec un léger sourire Victor Wembanyama, au démarrage de sa conférence de presse, à un journaliste qui pointe du doigt un premier match face aux Wolves au goût amer pour lui : une performance défensive exceptionnelle, mais très en-deçà de ses standards de l’autre côté du terrain.
« Ça commence par mettre quelques tirs… », lâche le Français en vue de faire mieux lors de la seconde manche. Cette nuit, le géant a terminé avec davantage de contres (12) que de points inscrits (11). On retiendra surtout son faible pourcentage de réussite à 5/17 aux tirs, dont 0/8 de loin !
Pour l’expliquer, il met en avant la gestion de son énergie. « Évidemment, j’en ai beaucoup dépensé d’un côté du terrain et, de l’autre, j’en ai trop fait. Offensivement, j’ai utilisé trop d’énergie dans des actions qui n’ont pas vraiment aidé l’équipe, donc c’est de ma faute. Mais la première chose, c’est de commencer par mettre quelques tirs », insiste-t-il.
Sans doute fait-il référence à deux actions survenues dans le dernier quart-temps. Servi dans les deux cas en tête de raquette derrière l’arc, il a voulu s’élever dans l’idée de prendre le tir après une feinte. Avant de se raviser dans le premier cas, pour tenter de trouver un coéquipier sur une passe facilement interceptée. Dans le second cas, son entreprise s’est terminée en faute offensive.
Des hésitations en attaque
« C’est en grande partie de ma faute parce qu’évidemment mon jeu n’était pas à la hauteur ce soir, alors que c’est là que l’équipe va me chercher. Et si j’avais été là, si les leaders offensifs de notre équipe avaient été meilleurs, cela aurait été différent. J’ai besoin de revoir le film du match pour voir un peu plus comment la dynamique s’est installée », poursuit l’intérieur.
Celui-ci est resté 40 minutes sur le parquet, et pense avoir disputé les 16 dernières minutes du match. Problème : « C’est passé comme ça, en un éclair, et ce n’est pas bon. Cela signifie que je n’ai pas eu sur le match l’emprise que j’aurais voulu avoir. »
« Wemby » dit aussi s’être parfois senti hésitant sur quand scorer, et quand passer. Un constat validé par Mitch Johnson, sur le plan collectif, en soulignant la dimension physique affichée par Rudy Gobert et sa bande.
« Ils défendent très bien sur le porteur, particulièrement sur les actions directes où ce sont des situations de mano-a-mano. Ils ont des gars capables de le faire. En première mi-temps, on était un peu indécis. J’ai eu le sentiment qu’il y avait des moments où nous étions un peu entre deux, que ce soit pour shooter ou non, ‘driver’ ou non, passer ou non, de manière générale, nous étions indécis », remarque le coach.
Mais ce dernier assure ne pas s’inquiéter de la feuille de stats finale de sa superstar, ni celle de son lieutenant De’Aaron Fox, auteur seulement de 10 points à 5/14 aux tirs, avec 6 ballons perdus. Les deux hommes ont cumulé un 0/12 à 3-points, tirant le pourcentage général vers le bas, à 28% (10/36).
« Je dois les revoir, mais j’ai eu le sentiment que c’étaient tous des bons tirs en rythme et j’ai confiance dans le fait qu’ils vont mettre leurs tirs », commente le coach. Discours similaire pour Victor Wembanyama : « On doit trouver d’ici 48 heures ce qu’on peut faire de mieux et je n’ai aucun doute qu’on y arrivera. »
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