« Tout ce qu’on raconte sur les playoffs est vrai, de toute évidence. » Pour Mitch Johnson et la plupart des Spurs, cette série face aux Blazers était une grande première. Et si les Spurs partaient comme grands favoris, ce premier tour avait valeur de test pour cette jeune équipe, qualifiée cette nuit à l’issue du game 5.
Comme le dit le coach local, les Spurs ont goûté à l’impact physique et à la compétitivité propres à ces phases finales, sans oublier le fait que « chaque possession est une question de survie ». « Quand tu affrontes la même équipe à chaque match, ça devient beaucoup moins une question de stratégie », juge Johnson.
« On finit forcément par ne plus trop pouvoir se voir, à force de s’affronter tous les deux jours. Et parfois, les coups de sifflet ne vont pas dans votre sens. Parfois, les tirs ne rentrent tout simplement pas, et il faut être capable de trouver un moyen de l’emporter malgré tout », complète De’Aaron Fox.
La blessure de « Wemby » a « boosté » les Spurs
Son coach parle d’une équipe de Portland « aussi compétitive et physique que tout ce qu’on a pu voir cette année ». Issus du play-in, les Blazers ont vendu chèrement leur peau et n’ont pas fait que de la figuration. Ils ont même pu faire douter les Spurs après avoir remporté le match 2 à San Antonio, tandis que Victor Wembanyama se retrouvait coincé dans le protocole commotion de la ligue. En son absence lors du match 3, les Blazers ont même imaginé prendre la main sur la série.
Une occasion manquée pour eux, et une épreuve réussie pour les Texans. « Ça nous a aidés. Forcément, avec la blessure de Vic, on a réalisé qu’on allait devoir compenser son absence pour le match ou les deux matchs à venir. On ne savait pas combien de temps il resterait sur la touche. Le fait de vivre ça et de devoir vraiment élever notre niveau de jeu […] nous a donné l’étincelle dont on avait besoin pour se battre », juge ainsi Julian Champagnie, en parlant d’un groupe « un peu plus connecté » qu’il ne l’imaginait.
La preuve, selon le shooteur, que les Spurs ont déjà des capacités de réaction face à l’adversité. « On a montré qu’on avait du cran, du répondant et de la dureté en nous. Tout n’est pas qu’une question de talent ou de superstars. Ce n’est pas juste foncer vers le cercle et gagner parce qu’on est ‘sympas’. Tout au long de la série, on a prouvé qu’on pouvait être une équipe physique, capable de distribuer des coups et d’encaisser pendant tout le match, exactement comme les autres équipes le font avec nous », développe-t-il.
Mitch Johnson pense moins aux médias qu’à sa défense
Les Spurs espèrent maintenant « emmener cette dureté » avec eux pour la série suivante, qui se jouera face aux Nuggets ou aux Wolves. Deux formations encore à la lutte qui bénéficieront donc d’un peu moins de repos que les Texans. Ces derniers partiront-ils à nouveau favoris de cette série à venir, du fait de ce premier tour passé sans encombre ?
Une chose est déjà sûre, le mot « pression » ne semble pas effrayer le clan texan. « On a tous connu la pression à notre manière chacun de notre côté en grandissant. Se retrouver à ce stade, avec vous tous ici, les fans, les caméras et tout le reste, c’est de la pression. Mais on trouve ça plus fun qu’angoissant. On a visiblement un bon groupe et on s’apprécie tous vraiment. Ça rend les choses beaucoup plus faciles quand il s’agit d’entrer sur le terrain et de jouer. Donc, pas de pression », repousse Champagnie.
Discours similaire pour son coach pour qui le « bruit extérieur » ne franchit pas la porte du vestiaire. « Je ne m’inquiète pas des médias, des projecteurs, de la télé nationale ou de tout ce genre de trucs. Je trouve ça sympa et excitant. Beaucoup de gens vont en parler, mais je pense que notre groupe est à l’aise avec ça. Je ne dis pas qu’on sera parfaits, mais je suis plus préoccupé par la défense en transition, le maintien de notre ‘spacing’ et la qualité de nos écrans », termine-t-il.
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