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« On était dans le vestiaire après notre troisième match joué ensemble, genre ‘Ouais, je ne sais pas si ce cinq avec deux grands va fonctionner’. » Isaiah Hartenstein n’a rien oublié de l’époque où des doutes ont pu émerger sur son association avec Chet Holmgren dans le cinq du Thunder.
Au regard de leur prestation la nuit passée à Phoenix, sans bien sûr oublier le titre remporté ensemble en juin 2025, les doutes en question ont largement été dissipés depuis. La bonne association entre les deux hommes a été particulièrement visible dans les premières minutes du match.
« Chaque fois que les adversaires trappent Shai (Gilgeous-Alexander), c’est toujours un désavantage pour eux : soit il y a le lob pour Chet – qui est l’un des meilleurs finisseurs de la ligue dans les airs -, soit si vous montez sur lui, il y a un shooteur, et si vous me laissez ouvert, j’ai mon ‘floater’. C’est une configuration unique », qualifie Hartenstein.
Un propos parfaitement illustré par cette séquence en tout début de match où « SGA », défendu par Dillon Brooks, a attiré l’attention d’Oso Ighodaro. Le Canadien a ainsi pu trouver Hartenstein, qui venait de poser l’écran, au cœur de la raquette. Celui-ci, après un énorme marcher, s’est stoppé pour lober le ballon vers son partenaire de jeu coupant sur la ligne de fond.
Quelques secondes plus tard, cette même relation poste haut – poste bas a été gagnante avec un redoublement de passes entre les deux hommes, terminé par le fameux « floater » de l’ancien joueur des Knicks. Ce dernier allait encore trouver Holmgren un peu plus tard sur une coupe au cercle après un écran.
La taille du Thunder a dominé la vitesse des Suns
« Cela revient à l’urgence avec laquelle on doit faire preuve d’une bonne exécution dans ces moments-là. Il faut accumuler de l’expérience, car lorsque vous lancez ça sur le terrain, vous ne savez pas quelle sera la réponse de l’équipe adverse tant que vous ne l’avez pas fait », note Holmgren, en précisant que les Suns évoluaient « dans la direction opposée », en présentant un cinq de beaucoup plus petite taille.
« Face à une équipe qui shoote de partout, qui joue sur avec un tel rythme, c’est le genre de match où il y a un an, on aurait sûrement dû jouer plus petit », remarque d’ailleurs Mark Daigneault. Seulement depuis le démarrage de cette association, la paire d’intérieurs a fait beaucoup de progrès ensemble, malgré des débuts ralentis par l’absence longue durée du numéro 2 de la Draft 2022.
La bonne dynamique actuelle « est beaucoup liée au fait que Chet est capable de s’adapter offensivement. Il a joué principalement au poste cinq durant son année rookie, mais il s’est blessé. Donc ce n’est pas avant le ‘All-Star break’ qu’il a commencé à jouer au poste 4. Cela a été un point de progression majeur pour lui. Ils ont développé une super alchimie offensive et défensive. Ils communiquent très bien et ont une bonne synergie », décrit leur coach.
La preuve cette nuit avec un double-double chacun : 24 points (9/16) et 12 rebonds pour Holmgren ; 18 points (5/7) et 12 rebonds pour Hartenstein. Ils ont ainsi bouclé la série avec une production statistique proche de leur saison régulière.
« On a beaucoup appris, regardé les images. Il est vraiment passé d’une situation où il ne jouait jamais au poste quatre à une configuration où il doit défendre sur des joueurs qui sortent d’écrans, suivre des shooteurs et effectuer des rotations. Il a fait un super boulot pour progresser dans ce domaine », félicite le dernier cité, pour qui son jeune coéquipier mérite de finir dans les meilleurs cinq défensifs de l’année.
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