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Rudy Gobert en rempart, Donte DiVincenzo en finisseur : les Wolves ont étouffé le duo Jokic/Murray

NBA – Dans un nouveau match à haute intensité, Minnesota a fait la différence dans les dernières minutes pour s’imposer sur le parquet de Denver et égaliser à 1-1.

Rudy GobertIl fallait un brin d’audace pour miser sur les Wolves après un premier quart-temps conclu avec 14 points de retard face à des Nuggets en pleine confiance, eux qui restaient sur 13 victoires de rang. Mais Minnesota s’est rebellé puis a fini par forcer la décision dans le money time lundi, à la Ball Arena. La gestion des visiteurs en fin de rencontre a été déterminante pour faire dérailler les Nuggets, en particulier Nikola Jokic et Jamal Murray.

Revenus dans le coup dès le deuxième quart-temps, les Wolves ont toutefois passé beaucoup de temps à courir après le score. Denver ne s’est jamais échappé (six points d’écart maximum en seconde période) et le piège s’est refermé. « Nous sommes restés ensemble, calmes durant ces moments », a expliqué Anthony Edwards en conférence de presse. « Nous avons essayé d’enchaîner les stops défensifs. Nous avons défendu comme un seul homme. »

« Nous ne sommes que la moitié de nous-mêmes quand Rudy est sur le banc »

Cette défense a notamment été symbolisée par un homme : Rudy Gobert. Le pivot français a vécu un drôle de match, longtemps coincé sur le banc avec trois fautes en 11 minutes en première période, puis une quatrième dans le troisième acte, qui a un temps contraint Chris Finch à bouleverser ses plans. Nikola Jokic en a profité pour sérieusement monter en température avec 16 points dans le seul troisième quart-temps. Puis Rudy Gobert est revenu au charbon, poussant le Serbe dans ses retranchements sur chaque prise de position, chaque tentative de tir.

« Ant l’a mis au défi au début de ce quart-temps, il lui a dit : ‘J’ai besoin que tu arrêtes de faire des fautes’ », a révélé Julius Randle. « La manière dont il a défendu sur Jokic en fin de match a énormément inspiré l’équipe. Cela nous a tous portés, alors qu’il faisait stop défensif sur stop défensif. Qu’il retrouve sa concentration avec quatre fautes dans le dernier quart-temps et qu’il nous pousse vers la victoire défensivement, c’était immense. »

Visiblement agacé de ne pas avoir été retenu parmi les finalistes pour conserver son titre de défenseur de l’année, le Tricolore a préféré manier l’ironie pour expliquer sa performance en fin de rencontre. « J’ai eu de la chance parce que je ne suis pas l’un des trois meilleurs défenseurs de la saison », a-t-il souri face aux micros. « Je ne sais pas faire ça. Donc j’ai juste eu de la chance. »

Anthony Edwards s’est, lui, montré plus loquace dans un hommage appuyé à son pivot. « Je lui ai dit dans le vestiaire juste après le match que nous n’étions que la moitié de nous-mêmes quand il est sur le banc. C’est aussi simple que cela. Tout le monde va avoir son mot à dire sur Rudy, qu’il est ceci ou cela. Ils ne comprennent pas ce qu’il signifie pour nous quand il est sur le terrain. Les gens ne veulent pas aller se frotter à Rudy. Et nous avons besoin de lui, c’est pour cela que je l’ai piqué. Jokic est peut-être triple ou quadruple MVP, mais qu’est-ce qu’il est ? Il a trois trophées de MVP, mais Rudy a été quatre fois défenseur de l’année pour une raison. »

Nikola Jokic et Jamal Murray ont tiré la langue

« Les gens doivent commencer à le respecter », a martelé Anthony Edwards. « C’est ce que nous faisons, nous lui faisons confiance. Je lui ai dit que nous n’allions pas faire de prises à deux, qu’il allait le prendre en un-contre-un toute la soirée et qu’il allait arrêter de faire des fautes. Arrête d’aller chercher l’interception parce qu’il va flopper et tu vas recevoir la faute. Défends-le directement. S’il met un tir sur toi, très bien, c’est ce qu’il fait. »

Les Wolves ont vu leur travail défensif incessant finir par payer après un premier quart-temps raté. Leur dureté a fait la différence pour réduire l’écart, mais aussi pour user des Nuggets, très émoussés en fin de rencontre.

Jamal Murray a ainsi disparu après la pause (23 points à la mi-temps, 7 en seconde période), contraint de prendre des tirs très difficiles, faute d’avoir encore les jambes pour faire la différence.

Le tandem Jokic-Murray, si souvent déterminant dans le clutch, termine avec un 2/12 au tir cumulé dans le dernier quart-temps ! L’entraîneur David Adelman a pourtant balayé l’idée de confier la responsabilité à d’autres joueurs pour faire la différence en fin de match, même si Christian Braun a manqué le lancer franc de l’égalisation à 19 secondes de la fin, à la suite d’une passe altruiste de son pivot, ouvrant la voie aux Wolves.

Le rebond offensif, facteur X de la rencontre

Ceux-ci s’y sont engouffrés tête et coudes les premiers. « Ce soir, ils en voulaient plus, nous n’avons pas fait un bon travail pour protéger le rebond », a noté Bruce Brown devant les médias. Minnesota termine avec 20 points sur rebond offensif, dont huit dans le seul dernier quart-temps, contre trois seulement pour les Nuggets.

L’épuisement de Nikola Jokic, qui avait joué l’intégralité du troisième quart-temps, a sans doute pesé, à l’image du gros dunk de Rudy Gobert sur le triple MVP à deux minutes du terme. Jaden McDaniels a, lui, une autre explication.

« Il fallait insister sur Jokic, Murray, tous leurs mauvais défenseurs », a carrément lancé l’ailier des Wolves. « Cam Johnson, Aaron Gordon, Tim Hardaway… Toute leur équipe. Rentrez-leur dedans. Ce sont tous de mauvais défenseurs. Ils n’ont pas de joueurs capables de protéger leur cercle, et si Jokic y est, nous sommes toujours plus athlétiques qu’eux et nous pouvons finir nos actions. »

Le dernier mot pour Donte DiVincenzo

Et quand les Wolves ne frappaient pas dans la raquette, Donte DiVincenzo s’est occupé de mettre les Nuggets dos au mur. Alors qu’Aaron Gordon venait de ramener les siens à un point, à un peu plus d’une minute de la fin, l’arrière a fait parler son sang-froid avec un énorme tir à huit mètres alors qu’il restait 12 secondes sur la possession.

« Je lui ai dit après le match qu’il avait des cou***** de gorille », a imagé Anthony Edwards, visiblement pas échaudé par ses amendes répétées des dernières saisons. « Il est prêt à prendre n’importe quel tir, à n’importe quel moment du match. Peu importe la distance. Et vous pouvez vivre avec ça parce qu’il en met très souvent. Quand il a pris ce tir en fin de match, je me suis dit : ‘Oh, Donte…’ Puis il l’a mis et j’étais : ‘Allez Donte, pu****’. Sa confiance est à un sommet historique, et je crois en lui à chaque fois qu’il tire. Je crois que cela va rentrer à chaque fois parce que je le vois travailler et il ne manque rien à l’entraînement. Il a bien joué ce soir. »

Les deux équipes se retrouveront jeudi dans le Minnesota avec un scénario inédit dans leurs récentes confrontations : une victoire partout après les deux premières rencontres. Le prochain round s’annonce encore épique !

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