Pendant longtemps, les Wolves ont cru qu’ils avaient trouvé la clé de ce Game 1. Et puis l’agressivité de Jamal Murray et un Nikola Jokic retrouvé ont eu raison de la belle entame de Minnesota, et Rudy Gobert a évidemment quelques regrets.
« Je pense que ce sont surtout des erreurs mentales. J’ai trouvé qu’on avait le bon état d’esprit ce soir, mais on doit mieux gérer l’adversité » répète depuis le début de saison le Français, auteur de 17 points et 10 rebonds. « C’est surtout mental, plus qu’autre chose. On s’est donné une chance de gagner ce match. Je crois qu’on était à -5 à deux minutes de la fin, et avec un peu plus de dureté mentale, on aurait pu renverser la situation. »
Sauf que les Wolves ne sont pas forts dans leurs têtes cette saison, et une nouvelle fois, ils n’ont pas su répondre à des coups de sifflet défavorables ou à une pression plus grande de la part des Nuggets. Comme le dit Rudy Gobert, les Wolves « doivent mieux gérer l’adversité ».
Un évident manque de maîtrise
« Je pense qu’il faut avoir un peu plus de maîtrise. Et au-delà des fautes elles-mêmes, je crois qu’on doit mieux survivre mentalement à la frustration qu’elles provoquent » poursuit-il. « On doit prendre conscience qu’on est les outsiders et qu’on n’obtiendra probablement pas plus de coups de sifflet qu’eux. Il faut l’accepter et ne pas se laisser distraire par l’arbitrage. Ce soir, on a laissé trop de frustration déborder sur les possessions suivantes. Et si on veut battre cette équipe, on ne peut pas se le permettre. Donc on doit être meilleurs : faire moins de fautes, être plus disciplinés tout en gardant notre agressivité et notre impact physique, et comprendre qu’on ne contrôle pas tout. On doit se concentrer sur ce qu’on peut contrôler, c’est-à-dire être mentalement plus solides. »
Heureusement, tout n’est pas négatif, et les Wolves ont failli mettre fin à l’impressionnante série en cours des Nuggets : 13 victoires de suite. Pour Rudy Gobert, la première mi-temps était parfaite.
« Il faut continuer à faire circuler le ballon. C’est aussi simple que ça. Si on continue à faire vivre la balle, à courir en transition, à jouer les uns pour les autres, on se crée de très bonnes occasions de paniers faciles, et chacun peut entrer dans son match » conclut le pivot des Wolves. « C’est là qu’on est le plus dangereux. On l’a vu en première mi-temps : on a marqué 63 points, sans avoir besoin de mettre des tirs compliqués. On jouait dans le rythme, on obtenait des tirs à 3-points, des lay-ups, des dunks. En seconde période, on doit être capables de rester constants là-dedans, prendre ce que la défense nous donne et nous rendre le match plus simple. »
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