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À Boston, ça bastonne pour s’inspirer du Thunder

NBA – Les Celtics veulent défendre comme le Thunder avec beaucoup d’agressivité, quitte à faire des fautes et à concéder des lancers-francs. C’est une question d’état d’esprit.

joe mazzullaComment compenser l’absence de Jayson Tatum, et les pertes de Jrue Holiday, Al Horford et Kristaps Porzingis ? Pour Joe Mazzulla et ses assistants, il n’y a qu’une seule solution : s’appuyer sur l’agressivité, à la fois dans le rythme et la dimension physique. Cette semaine, Sam Cassell a expliqué qu’il n’avait jamais vu une telle intensité lors d’un « training camp », et Payton Pritchard a confirmé que le niveau d’agressivité était extrême.

« C’est très physique », affirme le meilleur sixième homme de la saison passée, avec une belle cicatrice dans le cou. « C’est clairement la guerre là-bas. Je suis fatigué, mais c’est bien de pousser le corps dans ses limites pour se préparer à la saison. On se pousse les uns les autres. »

Pour Joe Mazzulla, il s’agit d’être aussi agressif en attaque qu’en défense, et Payton Pritchard révèle que les Celtics veulent clairement s’inspirer du Thunder. « Quand tu vois OKC gagner le titre, ils ont pu être très physiques, utiliser leurs mains, commettre des fautes. Ce genre de choses… », poursuit-il. « Je pense que la NBA autorise désormais beaucoup plus de contact, surtout en playoffs. Mais il faut apprendre à jouer avec ça, à être plus physique. On y met l’accent. Et c’est une bonne chose. »

Le Boston Herald rappelle ainsi que le Thunder figurait parmi les équipes les plus sanctionnées de la NBA (6e au nombre de fautes, 4e en lancers-francs concédés), mais que c’était dans le même temps la meilleure équipe de la NBA pour provoquer des pertes de balle et des interceptions.

S’adapter à l’arbitrage

« Tu as six fautes à disposition, mais c’est surtout une question d’état d’esprit », insiste le meneur des Celtics. « Avant, on jouait une défense plus ‘sage’ : on switchait, on contestait les tirs, on évitait les fautes et les lancers-francs adverses. Mais ça a un peu changé. La NBA évolue chaque année, il faut donc adapter son jeu. Ça a fonctionné quand on a gagné le titre, mais beaucoup moins l’an dernier. On doit donc évoluer. »

Une analyse partagée par Joe Mazzulla qui va compenser le manque de talents individuels par du jeu rapide, mais aussi une grosse agressivité collective.

« Je pense qu’à mi-saison l’an dernier, la ligue a rendu le jeu plus physique », se souvient Joe Mazzulla. « C’est une bonne chose pour la NBA, et nous devons nous y adapter. Je trouve que le jeu est dans une excellente situation, tant dans la manière dont il est arbitré que joué. L’une des choses sur lesquelles on doit continuer à progresser, c’est notre capacité à être physiques, que ce soit en saison régulière ou en playoffs. »

Attention tout de même à ne pas être trop sanctionné, et il faudra trouver le juste équilibre, comme le Thunder. « Tout dépend des situations : du moment du match, du score, du bonus, des trois premiers quart-temps… Est-ce qu’on mène ? Est-ce qu’on est derrière ? Tout cela compte. Mais en même temps, on veut développer un état d’esprit plus combatif. Et si les fautes ont un effet positif, tant mieux. Sinon, il faut corriger. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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