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La patience et le travail de Frank Kaminsky récompensés

À Charlotte, Frank Kaminsky a été l’un des grands perdants du changement de coach à l’intersaison avec le départ de Steve Clifford et l’arrivée de James Borrego. Alors qu’il tournait à plus de 20 minutes par match, son temps de jeu a été réduit à la portion congrue. Sur 11 des 16 premiers matchs de la saison, il n’est carrément pas entré en jeu.

Jusqu’à cette veille de Thanksgiving face à Indiana et l’indisponibilité de Willy Hernangomez qui lui a permis de réintégrer la rotation avec succès. Avec près de 17 minutes par match sur les sept dernières rencontres des Hornets, le numéro 44 a saisi sa chance, comme en témoignent ses 9.1 points et 4.1 rebonds en moyenne depuis le 21 novembre. Son retour aux affaires a été salué par son coach, qui a mis en avant son comportement exemplaire.

La traversée du désert de Frank Kaminsky n’a pourtant pas été facile à encaisser…

« Au début, mon imagination m’a un peu joué des tours. Si vous me connaissez, vous savez que je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup, c’est comme ça que je suis naturellement. J’ai parlé avec l’entraîneur et il m’a dit de rester prêt, que tout pouvait changer et qu’il restait encore beaucoup de matchs. Quand il m’a dit ça, j’ai arrêté de gamberger. Il m’a parlé de plus en plus, m’a dit de rester prêt, soulignant quand je faisais des choses positives mais aussi négatives. J’ai continué à poser des questions à la vidéo, à juste essayer de me tenir prêt autant que possible », a-t-il expliqué. « Tous les jours n’ont pas été faciles pour moi. Il y avait des fois où j’étais vraiment très énervé. Je parle à ma famille tous les jours. Ils me disaient de rester professionnel, de continuer à faire les choses correctement. C’est plus facile quand vous avez un bon groupe autour de vous qui vous conseillent ».

Un mal pour un bien

Alors qu’il entre dans la dernière année de son contrat rookie, ce début de saison compliqué sera peut-être un mal pour un bien. Car en plus de n’avoir jamais lâché, Frank Kaminsky a répondu présent dès que son coach a eu besoin de lui et reste sur son meilleur match offensif, face aux Pelicans (19 points). Autant d’éléments qui laissent penser que James Borrego n’hésitera pas à faire à nouveau appel à son intérieur même lorsque le groupe sera au complet.

« Le fait de ne pas jouer m’a beaucoup aidé mentalement. Ça m’a appris à travailler, à rester professionnel et à faire la part des choses dans ma tête. Ce n’est pas toujours facile. Votre esprit se déchaîne et vous commencez à penser à différents scénarios. Vous commencez à vous stresser pour de petites choses. Mais lorsqu’on se réfugie dans le travail, qu’on se fie au travail réalisé cet été et ce qui a été fait jusqu’à présent, ça devient beaucoup plus facile ».

Parmi les axes de progression estivaux, il y avait notamment la défense, un aspect sur lequel Frank Kaminsky assure avoir beaucoup bossé, et le rebond. Sur ces points, il a également été à la hauteur en sortant de son duel face à Anthony Davis avec les honneurs et en ayant une évaluation défensive individuelle de 96.1 points encaissés sur 100 possessions sur les sept derniers matchs. Seul le chien de garde Michael Kidd-Gilchrist a une meilleure moyenne que lui sur la période.

« La défense, c’est quelque chose sur laquelle j’ai vraiment insisté cet été. Je n’aime pas que les gens disent que je ne peux pas faire telle ou telle chose et la défense était l’un des thèmes récurrents sur lesquels les gens disaient que j’étais mauvais. Je veux changer leur vision là-dessus. »

Le soutien précieux de Marvin Williams

Avec l’appui de sa famille, le poste 4-5 a aussi pu compter sur l’aide précieuse du vétéran Marvin Williams.

« Depuis que je suis ici, je me suis toujours référé à Marvin. Tout le monde sait à quel point il est formidable, à quel point c’est un bon coéquipier et à quel point tous les membres de l’équipe le respectent. C’est toujours lui qui me donne des conseils, me dit quand garder la tête haute, ne pas me laisser abattre. En plus de ça, c’est lui qui travaille le plus dur parmi tous les joueurs de cette équipe et c’est aussi l’exemple qu’il me donne ».

Ironie du destin, la récente blessure à l’épaule de Marvin Williams pourrait permettre à Frank Kaminsky de grappiller encore quelques minutes supplémentaires lors des matchs à venir. C’est aussi ça la vie de basketteur pro, rester prêt mentalement car tout peut arriver. Le retour en grâce de Frank Kaminsky en est le plus bel exemple.

Frank Kaminsky Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2015-16 CHA 81 21 41.0 33.7 73.0 0.9 3.3 4.1 1.2 1.6 0.5 0.7 0.5 7.5
2016-17 CHA 75 26 39.9 32.8 75.6 0.8 3.7 4.5 2.2 1.9 0.6 1.0 0.5 11.7
2017-18 CHA 79 23 42.9 38.0 79.9 0.6 3.1 3.7 1.6 1.2 0.5 0.8 0.2 11.1
2018-19 CHA 23 11 49.5 35.0 66.7 0.8 1.7 2.5 1.1 1.1 0.2 0.8 0.2 5.6
Total   258 22 41.6 34.7 75.9 0.7 3.2 3.9 1.6 1.5 0.5 0.9 0.4 9.6
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