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La course au titre : les Raptors mordent la concurrence

Au contraire de notre course au MVP, qui est hebdomadaire, nous proposons une « course au titre » tous les mois et demi, soit environ tous les vingt matchs. Aux États-Unis, on appelle ça les « power rankings » et ce Top 10 ne tient pas forcément compte du véritable classement.

Après un quart de la saison, certains favoris peinent à assumer leur statut comme Boston ou Houston, de belles surprises émergent avec les Clippers ou les Grizzlies, des équipes solides prennent le bon wagon comme les Nuggets ou le Thunder. Au milieu de tout ça, on retrouve des Raptors au sommet et des Warriors dans le flou.

1 – Toronto (19 victoires, 4 défaites)

Si les Raptors avaient eu besoin de quelques semaines pour intégrer les recrues (Kawhi Leonard et Danny Green) et assimiler les consignes du nouveau coach (Nick Nurse), cela aurait été logique. Une certaine indulgence n’aurait pas été de trop. Mais Toronto a dès le début de saison affiché de solides fondations et des résultats probants. Si on excepte le petit passage à vide de trois revers de suite, l’exercice est pour le moment parfait, et la dernière victoire face aux Warriors a marqué les esprits. Pas forcément par le résultat mais par la manière avec un jeu et un état d’esprit qui en feraient un beau finaliste.

L’équilibre en attaque et défense est déjà stable, Danny Green s’est montré décisif, Kawhi Leonard est de nouveau un des meilleurs ailiers du monde, Kyle Lowry n’a jamais été aussi passeur, Serge Ibaka aussi adroit ou presque, Pascal Siakam aussi précieux et polyvalent. Bref, tous les feux sont au vert et, à ce rythme, ils peuvent aller chercher les 60 victoires et un nouveau record de franchise.

2 – Milwaukee (15 victoires, 6 défaites)

Le changement de coach et de philosophie ont eu un effet positif à Milwaukee. Mike Budenholzer a débarqué avec son envie de shooter de loin, de partager la balle et de défendre de manière plus pragmatique. Et ça fonctionne très bien. La preuve : les Bucks possèdent la meilleure attaque de la ligue avec plus de 120 points de moyenne et la seconde meilleure équipe de l’Est derrière Toronto.

Effrayant, Giannis Antetokounmpo continue de progresser quand Khris Middleton est toujours aussi solide comme lieutenant et Brook Lopez s’est découvert une parenté avec les « Splash Brothers » en allumant de loin. Néanmoins, si Milwaukee affiche ses muscles dans sa nouvelle salle, il va falloir montrer de meilleures performances à l’extérieur.

3 – Golden State (15 victoires, 8 défaites)

Pas facile d’analyser les premières semaines de compétition des champions 2017 et 2018. Pourquoi ? Car, après deux semaines, ils étaient clairement la formation la plus impressionnante de la ligue. Puis les blessures de Stephen Curry et Draymond Green, sans oublier l’embrouille entre ce dernier et Kevin Durant ont enrayé la machine.

L’équipe était déterminée à ne pas revivre le début de saison toussotant de l’année passée. Ce fut réussi pendant onze matches. Ensuite, l’équilibre s’est cassé et c’est Kevin Durant et Klay Thompson qui doivent maintenir le navire à flot. De plus, on sait que cette formation, rassasiée de records, n’est plus motivée par la saison régulière. Il manque une victoire référence, face à une grosse formation, aux Warriors. Mais ne nous y trompons pas : en pleine santé, ils restent l’équipe à battre.

4 – Los Angeles Clippers (15 victoires, 6 défaites)

La surprise de ce début de saison. Qui aurait parié sur les Clippers comme leaders de l’Ouest après un quart de la saison ? Personne ou presque. La formule concoctée par Doc Rivers fonctionne. L’ancien coach des Celtics a élargi ses rotations avec douze joueurs qui rentrent régulièrement et demeure souple avec les fautes de chacun. Les joueurs sont libérés, l’identité est affirmée et la confiance règne dans ce groupe.

Sans stars – en attendant 2019 – mais avec une armée de cols bleus, les Clippers s’éclatent et comptent déjà quelques victoires importantes contre les Bucks, les Warriors et les Spurs notamment. L’état d’esprit de cette formation est remarquable. Mentalement, elle est dure au mal, et ne lâche rien, surtout dans le money-time. Mais comme le chat noir rôde toujours aux Clippers, soyons prudents avant de nous emballer.

5 – Denver (15 victoires, 7 défaites)

Les Nuggets sont sur des montagnes russes. Après un excellent début de saison, ils ont lourdement chuté pendant une semaine, avant de relever la tête. Les meilleurs matchs des joueurs de Michael Malone possèdent un point commun : la défense. C’était leur point faible ces dernières années, mais les Nuggets sont enfin capables d’éteindre un adversaire pendant 48 minutes et ça change tout.

Malgré quelques irrégularités dans leurs performances respectives, le duo formé de Nikola Jokic et Paul Millsap fonctionne bien et quand ces deux-là sont en forme, Denver devient redoutable.

6 – Philadelphie (16 victoires, 8 défaites)

Après seulement 24 matchs, il y a eu deux équipes des Sixers. Avant et après l’arrivée de Jimmy Butler. Depuis que l’ancien ailier de Minnesota a débarqué, Philadelphie affiche six victoires en huit matchs et le All-Star a déjà imposé sa patte dans le money-time – les Nets et les Hornets peuvent en témoigner. On ne ressent pas encore totalement son impact en défense, mais Jimmy Butler a changé Philadelphie.

Comme les Warriors, Joel Embiid et compagnie ont tout de même encore besoin de gagner un grand match pour totalement se lancer. Surtout que les derniers revers ont parfois été encaissés contre des formation réputées plus faibles (Brooklyn, Orlando, Cleveland…). Le potentiel est là, les résultats sont satisfaisants – sauf à l’extérieur – mais on sent bien que cette équipe en a encore beaucoup sous le capot.

7 – Oklahoma City (14 victoires, 7 défaites)

Un peu dans l’ombre, le Thunder fait son petit bonhomme de chemin et apparaît comme l’outsider idéal. Avec un Russell Westbrook tout en justesse (sauf à 3-pts où il est en grande maladresse) et toujours aussi complet, très bien secondé par un Dennis Schroder efficace quand il n’est pas là et un Paul George capital en défense et au rebond en l’absence d’Andre Roberson, Oklahoma City avance doucement mais sûrement.

Pourtant, après quatre parties, ils n’avaient toujours pas gagné et on envisageait le pire. Mais OKC en a vu d’autres, et ils restent sur 13 victoires en 16 matches. Et il y a du lourd au tableau de chasse : les Warriors, les Clippers et les Rockets. Comme le Thunder est l’équipe la plus maladroite à 3-pts avec 31 % de réussite, la marge de progression est importante.

8 – Memphis (13 victoires, 8 défaites)

S’ils n’avaient pas perdu trois matchs de suite, les Grizzlies seraient sans doute plus haut dans notre classement. Mais cette petite glissade ne doit pas faire oublier l’essentiel : le « Grit & Grind » est de retour pour le plus grand déplaisir des attaques, des esthètes et des fans d’orgies de points.

Portée par un Marc Gasol impérial, la franchise du Tennessee a retrouvé ses sensations, ses anciennes habitudes défensives et physiques, et donc ses résultats. Le rookie Jaren Jackson Jr. s’est parfaitement adapté ainsi que Kyle Anderson quand Mike Conley est quasiment revenu son meilleur niveau. Attention tout de même au coup de mou et aux blessures, trop souvent présentes à Memphis.

9 – Portland (13 victoires, 9 défaites)

Même constat que pour Memphis : il y a quinze jours, Portland était à 10 victoires en 13 matches. Depuis, il y a eu un road-trip et ce fut plus compliqué avec cinq défaites en sept matchs. Comme toujours, les doutes étaient grands début octobre et les Blazers les balaient avec un Damian Lillard toujours aussi régulier et digne d’un MVP.

Si un Nik Stauskas apporte quelques éclairs, les joueurs de Terry Stotts sont dans la continuité de la saison passée. Dans le bon, mais aussi dans le « mauvais » : ils restent trop dépendants du trio Lillard – C.J McCollum – Jusuf Nurkic – 55 % des points de l’équipe. Certes, quand les trois sont dans un bon jour, ils peuvent faire tomber n’importe quelle équipe mais quelles solutions quand ce n’est pas le cas ? Un exemple cette nuit face à Denver avec un Lillard maladroit et une défaite…

10 – Indiana (13 victoires, 9 défaites)

L’effet de surprise ne fonctionne plus à Indiana. Il faut donc arracher chaque victoire, parfois sans leur meilleur joueur puisque Victor Oladipo a déjà manqué six matchs. Sans grosse conséquence pour le moment, surtout avec les progrès d’un Domantas Sabonis ou l’adresse d’un Bojan Bogdanovic par exemple.

Globalement, Indiana est sérieux et parvient à prendre les matchs abordables, mais craque face aux Rockets, Spurs, Bucks ou Sixers. L’équipe est parfois en souffrance en attaque, faute de rythme, mais la défense est parmi les meilleures et ça suffit pour écarter les plus faibles. Mais avec seulement six victoires en dix matchs à domicile, il va falloir se montrer plus souverain.

Les bonnes surprises : Orlando, Sacramento, Detroit

Les déceptions : Boston, Houston, San Antonio, Utah, Washington

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