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Trente franchises, trente questions : après LeBron James, le déluge ?

Jusqu’à la reprise des entraînements, Basket USA vous propose d’étudier la free agency des 30 franchises NBA à travers une interrogation majeure. Quel sera le rôle de LeBron James aux Lakers ? Comment les Wizards utiliseront Dwight Howard ? Le Jazz peut-il faire mieux sans recrue ? Etc.

On continue de grimper dans la liste des franchises qui ont disputé les derniers playoffs, et aujourd’hui, on s’intéresse à une équipe qui a vécu un bouleversement gigantesque, les Cavaliers.

En effet, Cleveland a, pour la seconde fois de la décennie, vu son enfant prodige LeBron James quitter l’Ohio pour une contrée plus ensoleillée – ce fut Miami, c’est désormais Los Angeles. Il faut donc reconstruire puisque une large partie de la franchise, sur le plan sportif et médiatique, reposait sur les larges épaules du « King ».

Néanmoins, si l’après-LeBron James fut une catastrophe en 2010, les motifs d’espoirs sont plus nombreux et réels huit ans plus tard. Pas au point de rester au sommet de l’Est certes, mais assez pour ne pas sombrer dans les profondeurs de la ligue.

État des lieux

Quadruple finaliste en titre et surtout champions en 2016, les Cavaliers viennent de vivre la période la plus dorée de leur histoire. Seulement, James avait d’autres ambitions et après le départ de Kyrie Irving en 2017, le « Big Three » couronné il y a deux saisons a donc complètement explosé. Paradoxalement, il reste celui qui était le plus souvent cité dans les rumeurs de transfert : Kevin Love.

Prolongé cet été, l’ancien ailier-fort des Wolves est le nouvel homme fort de Cleveland. « Libéré » de l’ombre de James ou d’Irving, il va pouvoir retrouver ses sensations et sûrement ses statistiques de ses années à Minnesota. S’il n’a jamais porté son équipe en playoffs, il faut rappeler qu’à l’époque, Love était capable de compiler 26 points et 13 rebonds par match.

Pour le soutenir, Collin Sexton a été sélectionné lors de la Draft et le recrutement s’est concentré sur des joueurs de complément : Channing Frye, David Nwaba et Sam Dekker.

Pas de déluge ou de terre brûlée

Sur le papier, ce n’est certes pas totalement réjouissant mais Cleveland a limité la casse malgré les départs de James, Jose Calderon et Jeff Green. En 2010, « LBJ » était parti, mais aussi Zydrunas Ilgauskas et Shaquille O’Neal. Anthony Parker et Antawn Jamison avaient 35 et 34 ans, et la moitié de l’équipe comptait moins de cinq saisons en NBA…

La saison 2010-11 avait été un désastre avec 19 petits succès, après une saison 2008-09 à 66 victoires, puis 61 succès en 2009-10. Jamais une équipe n’avait connu une telle chute statistique dans l’histoire de la NBA d’une saison à l’autre ! De plus, la formation finaliste en 2007 avait également changé de coach avec l’arrivée de Byron Scott. Il n’y avait donc eu aucune continuité et aucun joueur de référence pour assurer un atterrissage en douceur après la gifle de « The Decision ».

Là, avec un joueur de la dimension de Love, un rookie prometteur et un groupe composé d’éléments confirmés comme J.R Smith, Rodney Hood, Tristan Thompson, George Hill, Kyle Korver ou Jordan Clarkson et Larry Nance Jr, il y a matière à vivre une saison correcte.

Quel équilibre ?

On ne remplace pas James, c’est une évidence. Pour Tyronn Lue, il faut donc repenser l’équilibre de son équipe. Tel Erik Spoelstra, qui n’a peut-être jamais été aussi bon tactiquement que depuis la fin du « Big Three », Lue va pouvoir prouver qu’il est un bon coach et pas seulement l’homme-lige de James. Souvent critiqué, le coach ne peut plus se cacher derrière le quadruple MVP, fabuleux pour maquiller les défauts collectifs des Cavaliers, surtout la saison passée.

Comment les Cavaliers vont-ils jouer la saison prochaine ? Sur quel rythme ? L’année passée, la finale de conférence contre Boston l’a prouvé, les meilleurs passages de Cleveland furent en défense. Même sans repère ni vécu collectif puisque l’effectif avait explosé en cours de saison, les Cavs étaient capables de remarquablement bien défendre. Ensuite, une fois le ballon en mains, James s’occupait de tout. Pour espérer exister dans la conférence Est, Cleveland peut et doit s’appuyer sur sa défense, sa seule référence actuelle.

En attaque, les clés du camion seront dans les mains de Love. Pourra-t-il redevenir le All-Star qu’il était à Minnesota en si peu de temps ? En a-t-il vraiment envie ? Lui seul a les réponses pour le moment. De plus, un joueur comme Sexton, avec son énergie, peut également apporter de la cadence, tout comme Clarkson même s’il souffre d’irrégularité chronique.

Comment tout ce petit monde va s’organiser sans un joueur aussi fédérateur que James, la véritable colle du collectif de Cleveland ? Il sera très intéressant d’observer l’équilibre et la cohérence de l’attaque de Lue. La saison passée, ils vivaient dans la lumière de James, profitant de ses talents de passeur et de scoreur pour briller, mais aussi dans son ombre puisque la pression n’était jamais sur eux. Maintenant, ils vont devoir regarder le soleil dans les yeux.

Basket USA

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