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Coaching News

[Coaching] Les faux écrans, le casse-tête défensif des Rockets

Les Warriors et les Rockets jouent-ils aux échecs ou aux dames ? C’est la question que pose The Athletic à Andre Iguodala, tant les stratégies offensives des deux équipes semblent parfois basiques depuis le début de la finale de conférence.

D’un côté, Houston attaque systématiquement Stephen Curry, quand Golden State vise le plus possible James Harden.

« C’est une partie d’échecs. Le premier choix qu’on fait, peu importe ce dont il s’agit, va déterminer le suivant », assure l’ailier. Mais ça fonctionne aussi pour les dames. « Non, parce que si je vais ici ou là, en fonction de ce que je fais, ça affecte aussi mes coéquipiers. Ça affecte énormément de choses. Et si vous voulez attaquer la dame ou le roi, il faut que ce soit selon un certain angle. Donc il faut attaquer d’une certain façon. Vous voyez ce que je veux dire ? C’est un plan général. »

En fait, si les deux équipes jouent autant d’isolations, c’est parce que les Rockets et les Warriors ont des schémas défensifs similaires, avec énormément de « switchs » qui permettent de limiter les décalages et obligent à faire des différences en un-contre-un. C’est le jeu texan, qui se base sur les capacités individuelles de James Harden et Chris Paul. C’est par contre beaucoup moins habituel du côté de Golden State, mais ces changements défensifs limitent leurs solutions offensives.

Quand chaque écran de Golden State peut être un piège…

Dans ces conditions, les Warriors ont deux options pour faire mal aux Rockets : soit miser sur leur propre arme en isolation, Kevin Durant étant capable de marquer contre n’importe quel défenseur, surtout après des changements.

Soit, et c’est plus intéressant d’un point de vue tactique, piéger Houston avec de faux écrans.

Sur cette action, Stephen Curry est bien défendu par Eric Gordon et après dix secondes improductives, c’est Draymond Green qui reçoit le ballon poste bas. Le double MVP se dirige alors vers Klay Thompson pour lui poser un écran, Eric Gordon anticipe donc, alors que Trevor Ariza se prépare lui aussi à « switcher » sur le meneur. Sauf que ce dernier « slip » l’écran et coupe dans la raquette. Trevor Ariza derrière lui, il peut être servi par son intérieur et aller inscrire un layup.

C’est simple mais très compliqué pour Houston, car les joueurs doivent déjà anticiper les actions de Golden State afin de « switcher » de la bonne façon et gêner au mieux leurs adversaires. Lorsque les Warriors « slip » bien les écrans, il leur est quasiment impossible de réagir et ils doivent compter sur leurs partenaires.

Dans le troisième quart-temps, Steve Kerr avait ainsi mis en place un très joli système alors que les Rockets étaient revenus à -13. Après avoir pris un temps-mort, Andre Iguodala reçoit ainsi la balle d’un côté du terrain alors que Stephen Curry semble remonter de l’autre côté du terrain, grâce à deux écrans de Klay Thompson et Draymond Green.

Là encore, l’intérieur « slip » mais Chris Paul a le temps d’intervenir pour le gêner.

Néanmoins, si les Rockets ont cette fois réussi à empêcher le layup, cette action démontre le niveau de concentration que Houston doit atteindre car chaque écran de Golden State peut être un piège. À ce niveau, on est bien dans une partie d’échecs.

LEXIQUE

L’isolation consiste pour un joueur à attaquer en un-contre-un.

Le switch est un changement défensif, quand deux défenseurs s’échangent leurs joueurs respectifs.

Le slip d’un écran consiste à venir faire semblant de poser un écran mais en s’écartant avant.

Basket USA

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